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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

Récit de dix voyages en Birmanie (Myanmar)


De Mawlamyine à Myitkyina (mai 2010)

Publié le 5 Février 2011, 17:25pm

Le sud de la Birmanie

 

 

 

Quatrième voyage en Birmanie, pays pour lequel je suis complètement tombé sous le charme. Après les classiques Bagan, le lac Inle, Mandalay, Rangoon, Bago, Chaunghta Beach et d'autres endroits un peu plus insolites comme Kengtung et Mrauk U, je décide de partir à la découverte d'autres régions birmanes hors des sentiers battus. Après avoir vite abandonné l'idée de me rendre à Putao (dans le grand nord) et Loikaw (le fief des femmes girafes) - du fait que le ministère du tourisme birman m'indique qu'il faut participer à un circuit payant - je revois mes plans. Ce sera le sud de Rangoon pour commencer avec le Rocher d'or, Mawlamyine et Hpa An. Avant de finir à l'opposé, du côté de Myitkyina et Bhamo, en voyageant sur l'Ayeyarwady. Des endroits où les touristes se comptent sur les doigts d'une main.

 

Mardi 27 avril : Cérémonie pour la pleine lune à Shwedagon

 

La pagode ShwedagonArrivée à Rangoon, après deux jours passés à Bangkok. C'est la période des fortes chaleurs, le thermomètre atteint les 43 degrés. Le taxi à l'aéroport (7000 k) me mène à la Beautyland II guesthouse, à deux pas de Sule pagoda. La chambre à 14 dollars, avec salle de bain, la clim, le petit déjeuner, TV5 et une fenêtre en prime. Je ne perds pas de temps et vais changer de l'argent à proximité de Sule Pagoda, plus exactement à l'entrée de l'hôtel Mahadandoola, où j'avais déjà expérimenté le change par le passé. Pour 1 euro, j'aurai droit à 1300 kyats.

 

Un tour ensuite à la MTT (l'office du ministère du tourisme) pour vérifier quelles sont les régions ouvertes ou non aux touristes individuels. Pour Loikaw et Putao, c'est compromis. On ne peut y aller sans être accompagné et il faut réserver un package via la MTT. Pour deux jours, ça revient à 500 dollars avec hébergement, transport inclus.

 

Quelques thés plus tard, je me décide à rejoindre, en taxi (1500 k) la pagode Shwedagon. Ce jour-là, il y a un monde fou du fait que les fidèles célèbrent la pleine lune. Les offrandes se succèdent et les Birmans lancent de l'eau sur les statues de bouddha. J'y passerai l'après-midi et ne me lasserai pas de cette merveille, aussi sublime de jour que de nuit. 

 

 

Mercredi 28 avril : Kinpun un village endormi

 

Direction Aung Mingalar Bus Station pour monter dans le bus que j'avais réservé la veille. Direction Kyaiktiyo : le Rocher d'or. Le bus part à 9 h 30 (8 000 k) et atteint Kinpun, au pied du Rocher d'or à 14 heures. Je m'attendais à un parcours plus éprouvant. A peine arrivé, un jeune me conduit à la Sea Sar guesthouse. La chambre qu'on me propose est nickel (12 $). Il fait une chaleur terrible ici et j'inspecte les environs où il y a beaucoup de boutiques de souvenirs destinées aux fidèles avant l'ascension.

 

J'achète quelques fruits dans la rue et je fais le tour des restos, dont les prix me paraissent un poil exagérés. Finalement j'opterai pour un repas auprès d'une cuisinière dans la rue qui me fera goûter une salade de nouilles excellente pour 500 k. Le soir, il n'y a pas grand chose à faire dans ce village. Kinpun est d'un grand calme, surtout qu'en ce moment, avec les fortes chaleurs, il n'y a pas énormément de pélerins.

 

Jeudi 29 avril : L'ascension jusqu'au Rocher d'or

 

Birmanie-newmai2010 003Le petit resto qui dépend de la Sea Sar guesthouse m'a offert un petit déj pas terrible du tout. Il est 7 h 30, je commence a emprunter le chemin qui mène jusqu'au Rocher d'Or, tant vénéré en Birmanie. Ca grimpe pas mal et en chemin, je ne croise pas grand monde. La chaleur est étouffante, mais heureusement, il y a pas mal de stands où l'on peut s'arrêter pour se désaltérer.

 

En chemin, les paysages sont vraiment chouettes et la végétation est dense. Ca me rappelle une bonne ascension que j'avais faite il y a quelques années dans le centre du Sri Lanka, du côté de Dambulla. Vers 11 h 30, j'arrive sur le site (entrée 6 $ + 2 $ pour l'appareil photo). Je ne suis pas trop éprouvé, mais la marche ça creuse. Je mangerai au resto A1 du riz-poulet sauce aigre douce.

 

Je poursuis mon chemin jusqu'au site . Très sincèrement - par rapport aux efforts fournis pour venir jusque là - je m'attendais à mieux. Il y a bien un rocher doré qui a l'air de tenir en équilibre au bord de la montagne. Il y a quelques pélerins qui méditent face à lui. Mais rien de plus qui m'incite à m'attarder ici.

Au retour, je prends une autre voie qui doit me mener vers les camions pour redescendre à Kinpun. Après 30 minutes, j'arrive à la station des camions (1500 k). Il y a pas mal de monde qui attend et je vais vite me rendre compte que tout le monde prend le même moyen de locomotion que moi.

 

Résultat : On va se retrouver à plus de cinquante dans un camion débâché, les uns sur les autres, assis sur des petits bancs où mon mètre 88 m'interdit tout mouvement. L'essentiel : c'est que je fais bien rire les Birmans. Secousses assurées durant 30 bonnes minutes. Je n'avais qu'une hâte : arriver à bon port.

 

Vendredi 30 avril : Dans une cage à poules à Mawlamyine

 

Le sud de la BirmaniePetite grasse matinée et départ à 10 h 30, en bus pour Mawlamyine. Sympa, le chauffeur m'a installé au premier rang et je peux aisément tendre mes jambes car il n'y a personne en face. Il faut dire que pour les grands comme moi, prendre le bus en Birmanie s'avère parfois compliqué surtout sur les jambes ne passent pas dans l'emplacement réservé. Pour ma part, les locaux m'ont quasiment toujours installé aux meilleures places.

 

Vers 12 h 30, après plusieurs tubes, version karaoké, sur l'écran TV du bus, on arrive à Thaton. Sur la place, où l'on s'arrête, j'ai l'occasion d'admirer une très belle pagode. On Le sud de la Birmaniearrive vers 14 h 30 à Mawlamyine. Je me dirige vers la Breeze Resthouse, endroit conseillé par les différents guides. Pas de chance, à mon arrivée, les plus belles chambres sont déjà occupées. Alors, on me conduit au rez-de-chaussée dans une sorte de cage à poules, sans fenêtre, ni salle de bain, mais juste un ventilo qui brasse  l'air (7 $).

 

Je me dirige  vers l'extérieur  afin de me balader. En ville, les mosquées côtoient les temples, les visages dans la rue diffèrent aussi avec la présence d'Indiens. En tout cas, la ville paraît bien calme, le bord de mer aussi.

 

Je prends ensuite de la hauteur afin de visiter les pagodes au sommet de la ville. Sur place, un pur enchantement. Pagodes et temples de toute beauté se succèdent et la vue sur la mer et la ville est magique. C'est alors qu'on s'aperçoit que la ville est enfouie dans une dense végétation. Et surtout, ne pas se priver d'aller tout là haut pour admirer le coucher de soleil.

Le soir, repas chinois au Chan Thar (excellent et copieux).

 

Samedi 1er mai : Une île de l'Ogre pas si effrayante

 

Le sud de la Birmanie.La nuit à la Breeze Resthouse n'a pas été terrible (en plus, c'était bruyant !). Après le petit déj, trop local et léger, je file au Sandalwood hôtel, pas très loin. J'aurai une chambre toute neuve à 15 $.

 

Je pars ensuite pour l'île de l'Ogre. Une moto m'emmène à l'embarcadère (1 000 k) assez excentré de la ville. Un ferry part à 9 h 30 (500 k) et arrive 40 minutes plus tard sur l'île. Comme d'habitude, je suis le seul étranger dans les parages. Lorsque je débarque sur l'île, dont le nom en Birman est Bilu Kyun, je semble intriguer les locaux, des Mons en particulier. Je commence ma balade à pied en traversant un premier village. Parmi les personnes croisées, certaines affichent un sourire, d'autres portent un regard très étonné.

 

Je rencontre ensuite, le propriétaire d'une charrette. Il ne parle pas un mot d'anglais, mais je m'invite à l'accompagner. Il livre des bidons vides dans les villages. Sa présence me permet de m'enfoncer un peu dans cette île. Il s'arrête deux villages plus loin, je lui tends 1 000 k et je repars sans vraiment savoir où je me dirige.

Je me pause dans une tea house où je sympathise avec les patrons, tout surpris de me voir arriver là à pied. Ils me disent que le prochain village est à 5 km et me conseillent de prendre une moto taxi. C'est leur fils qui m'emmènera faire une virée de 3-4 heures sur l'île pour 5 000 k.

 

Il me fera visiter plusieurs temples, mais aussi  certains endroits où la végétation est vraiment luxuriante. A mon avis, il doit y avoir moyen de venir avec un vélo (via le ferry) et de bien s'éclater.

Pour ma part, je reviens à 15 h 30 pour prendre le dernier ferry en direction de Mawlamyine. Vaut mieux pas le rater car il est interdit de dormir sur cette île et un militaire veille à l'embarcadère.

 

Dimanche 2 mai : Les montagnes de Hpa An me rappellent des souvenirs

 

Le sud de la BirmanieAprès un petit déjeuner encore très local (des nouilles), je pars faire un  tour du marché qui, en fait, est bien trop calme le dimanche. J'arrive ensuite à la station de bus, où on m'indique qu'un véhicule part pour Hpa An (1 000 k) dans 10 minutes. Sur la route (deux heures de trajet), les paysages valent le détour, notamment avec ces montagnes qui rappellent Van Vieng (Laos) ou la baie d'Along (Vietnam).

 

J'arrive à la Soe Brothers guesthouse où l'accueil est excellent. J'ai le droit à une chambre à 10 $ avec clim et salle de bain, mais pas de ptit déj. Le personnel donne des plans de la ville et des alentours.

 

Après-midi tranquille, achat de quelques fruits au marché, puis repos; je me désaltère face à la rivière car j'ai l'impression que c'est la journée la plus chaude depuis le début du séjour.

 

Lundi 3 mai : Des Karens fiers de leurs origines

 

Le sud de la BirmanieA 8 heures, le marché de Hpa An est en effervescence. J'achète 4 petites mangues qui s'avèreront excellentes et sucrées comme il le faut pour 1 000 k.

 

Je pars ensuite avec le vélo de l'hôtel (1 000 k/la journée) pour une grande balade. Je commence par Kiauk Ka Lat, à 10 km de la ville. Une pagode installée sur un rocher très curieux, qui tient debout on ne sait comment.

Les paysages autour sont absolument magnifiques.

Je poursuis ma route jusqu'au Water lake où quelques locaux se baignent. Un peu plus loin, des femmes pêchent les pieds dans l'eau.

 

J'atteins ensuite un village karen où certains Le sud de la Birmaniehabitants portent encore la tenue traditionnelle. Ils sont très fiers de se faire photographier.

La chaleur se fait vraiment sentir au moment où je me fais arrêter à un poste de l'armée. On m'interroge et j'ai le sentiment que les Birmans veulent que je fasse demi-tour. En fait, je peux poursuivre mon chemin, mais ce que je ne savais pas, c'est que j'étais en présence de l'armée karen.

Je visite ensuite la grotte Kawtka, ce qui me permet ainsi de me rafraîchir.

 

Après m'être égaré, je parviens à dénicher le village de Lat Ka Na, où les maisons sont éparpillées dans une végétation de toute beauté.

Je me décide à retourner vers Hpa, où j'arriverai vers 17 heures, après avoir croisé quelques militaires birmans en jeep, avec le lance-roquettes dans le dos. On sent bien que pas très loin de Hpa An, il y a des tensions.

Le soir, repas chez un Chinois, Shwe Man Restaurant : copieux et très bon pour 3 000 k.

 

Mardi 4 mai : Une place privilégiée dans le bus

 

La capitale RangoonLa veille, je ne suis pas parvenu à réserver une place dans le bus pour Yangoon. En fait, il y  a deux bus par jour pour la capitale et ils sont vite complets. Mais je me pointe à l'arrêt de bus à 7 heures, bien décidé à dénicher une place ou même à m'installer sur un tabouret dans l'allée du milieu. Je me mets sur un tabouret, mais le contrôleur me fait clairement comprendre que je n'ai rien à faire là. Je me dis que le voyage est bien compromis. 

 

Finalement, on m'installe au premier rang du bus, alors que je n'ai pas de ticket et je débourserai 4 000 k (au lieu de 3 500 normalement). Le bus partira à 8 heures et arrivera à Yangoon à 15 h 30. Je m'imaginais mal tenir tout ce temps sur un tabouret, avec les jambes recroquevillées. 

Arrivé à Rangoon, je retourne au Beautyland II, avant de réserver un billet d'avion pour Myitkyina (136 $ l'aller) à l'agence Sun Fare, qui se situe à la tour Sakura.

Le soir, repas non loin de l'hôtel, au Suzuki, un resto thai où je vais manger du laap de poulet avec du riz. Le laap (cette viande finement hachée, c'était mon plat favori au Laos). 

 

 

Mercredi 5 mai : Dans la chaleur accablante de Rangoon

 

La capitale RangoonUne petite balade à pied dans Rangoon, qui au final s'avèrera bien plus longue. Je pars à pied en direction de la pagode Shwedagon, en passant par le marché Bogyoke. Je longe les parcs de la ville où se réunissent les amoureux birmans. Retour, toujours à pied, vers Sule Pagoda en empruntant les petites ruelles très animées, avec des façades d'habitations marquées par les moussons.

 

Je me retrouve dans le quartier indien. Dans la rue, j'aperçois tous les locaux en train de déguster un lassi. Je me laisse tenter (500 k) et je ne le regretterai pas. Un délice.

Je longe ensuite les bâtiments coloniaux, derrière Sule Pagoda avant une autre halte pour un thé dans la rue, bien à l'ombre, car la chaleur devient presque insupportable. De retour à l'hôtel vers 18 h 30 car demain, il faut se lever très tôt pour rejoindre le nord du pays.

 

 

Jeudi 6 mai : Myitkyina une ville de marchés

 

Birmanie-Mai2010 162L'avion d'Air Bagan en direction de Myitkyina décolle à 7 h 15 pour deux heures de trajet, avec une halte de 15 à 20 minutes à Mandalay. En train ou en bus, je n'ose imaginer le temps qu'il faut pour atteindre la région Kachin.

Pour 2 000 k, un pick up m'emmène à la YMCA où j'obtiens une chambre à 12 $ avec salle de bain, mais sans le petit déj. La chambre est correcte, sans plus.

 

Petit tour dans cette ville qui semble très propre et où se tient un marché immense, qui se répartit en trois zones, dont une près du fleuve. Les textiles chinois et les fruits dominent. Seul regret (contrairement à Kengtung), les populations locales ne portent pas de tenues traditionnelles. Les kachins sont habillés comme vous et moi, sauf certaines femmes qui portent des tenues à rayures. Pour voir les Kachins dans leurs plus beaux vêtements, il faut venir vers le 10 janvier au moment du festival de la nouvelle année.

 

Myitkyina est également marqué par les influences chinoises, notamment au niveau des commerces. Je pars en bord de fleuve où l'animation n'a rien d'extraordinaire. En revanche, en fin de journée, les vendeurs envahissent les rues de la ville pour un marché improvisé.

A la YMCA, je me renseigne sur les bateaux à destination de Bhamo. On me signale qu'il y en a tous les jours et que le trajet dure deux journées. Décidé, ce sera pour demain matin.

Le soir, repas au resto voisin de la YMCA, l'Orient avec un excellent travers de porc.

 

Vendredi 7 mai : Sinbo un village perdu

 

Le nord de la BirmanieDirection l'embarcadère pour Bhamo, qui se trouve à 15 minutes de la ville, sur la route l'aéroport. Le départ du bateau est prévu à 9 heures, mais il lèvera l'ancre vers 9 h 30, le temps que toutes les marchandises soient chargées. Je me suis installé tout seul sur le pont pour mieux apprécier le paysage.

 

En dessous, il y a une dizaine passagers que je vais très vite rejoindre car un orage éclate. Il y en aura un second quelques heures plus tard. Heureusement, il y a des bâches plastiques pour nous protéger, mais des petits trous laissent passer l'eau. Le bateau fera aussi 7 ou 8 haltes dans des villages,

c' est bien plus calme que je ne pensais. Si on veut voir les marchandes se presser autour d'un bateau, il faut prendre le ferry gouvernemental qui doit abriter bien plus de passagers.

 

Un arrêt peu avant midi pour le repas dans une cabane improvisée. Le bateau repart après quelques difficultés de moteur. Le village de Sinbo n'est plus très loin et le bateau va s'enliser à quelques mètres de l'arrivée. Près de 30 minutes à faire marche-arrière, à pousser (il faut dire que les passagers avaient pied dans l'eau !). Finalement, on débarquera à 15 hueres.

 

Le village a l'air bien paumé et une habitante m'emmène à la seule guesthouse ouverte aux touristes (enfin si on peut l'appeler ainsi). Un lit avec une natte, heureusement il y a une fenêtre, de belles toiles d'araignées. Des toilettes birmanes à l'extérieur et un grand bac à eau pour la douche, juste devant une fenêtre (3000 k).

Dans ce village bien calme et perdu , je suis le seul touriste. Je me promène dans les petites rues et fait un tour du minuscule marché.

Le soir, à la guesthouse, la patronne m'a préparé un excellent curry au porc (2500 k).

 

Samedi 8 mai : En pirogue jusqu'à Bhamo

 

Birmanie-Mai2010 141Changement de bateau pour me rendre à Bhamo. C'est nettement plus local avec un déplacement en pirogue. On part à 10 h 30. Les paysages sont plus sympas qu'au cours du premier trajet et le soleil est de la partie. On croise pas mal d'embarcations, mais aussi des chercheurs d'or qui ont pris position sous des tentes près de la rivière. On s'arrête dans quelques villages, avant d'atteindre Bhamo vers 15 heures.

 

Un rickshaw m'emmène au Friendship Hotel, 

(7 $).

 

 

 

 

Une petite balade dans la ville où l'animation est au bord de l'eau avec les pirogues et les potiers.

Le soir, repas au Blue Sea, avec un curry poulet kachin un peu gras.

 

Dimanche 9 mai : A la recherche des Lisus et kachins

 

Birmanie-Mai2010 129Birmanie-Mai2010 111Pour commencer la journée, rien de tel qu'un buffet au Friendship hotel. Un petit déjeuner digne d'un quatre étoiles. Direction le marché très animé avant de négocier avec une moto taxi une balade à la journée dans les environs (de 9 à 17 heures, 20 000 k).

 

Plus on s'éloigne de Bhamo, plus les paysages sont ravissants, avec des petits ruisseaux, des rizières, les montagnes. Mon guide et moi partons à la recherche des Lisu en tenue traditionnelle. Mais on nous fait comprendre que c'est impossible en dehors des festivals, d'autant plus que cette tenue, assez encombrante, n'est pas adaptée aux fortes chaleurs. Pour avoir des chances de voir ces tenues typiques, il faut aller de l'autre côté de la frontière, en Chine : ce sera pour une prochaine fois.

 

Certes, dans les villages, les habitants sont ravis de sortir leurs habits et de me les montrer. Ca fera de belles photos pour le retour, mais évidemment ça n'a rien à voir avec Kengtung, où les tenues des minorités ethniques sont encore omniprésentes. 

C'est dimanche et les églises sont bondées. J'assiste à une cérémonie durant laquelle le prêtre me présente aux fidèles. J'ai le droit à des applaudissements avant d'être invité à boire le thé chez le prêtre.

Après la visite de quelques temples et pagodes, on part à la rencontre de petits marchés à la campagne dont un où les gros insectes font partie des spécialités culinaires.

 

Lundi 10 mai : A vélo dans les montagnes du nord

 

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La nuit dernière, on m'a déplacé dans une chambre à 20 $, avec salle de bain, TV et la clim. Un petit luxe. Le matin, je décide de louer un vélo à la journée (2000 k) au Breeze Café, juste en face de l'hôtel. Je pars en direction de Myitkyina et vais faire plus de 20 km à l'aller, toujours à la recherche des minorités ethniques en tenue traditionnelle. J'irai même jusque dans les montagnes, mais je n'en verrai toujours pas. 

 

En revanche, sur la route, les paysages sont de toute beauté et les villages méritent qu'on s'y attarde avec toutes ces grandes maisons et leur toit de chaume. Quant aux habitants, ils sont toujours intrigués par ma présence. Certains m'avoueront même qu'ils n'ont jamais vu un touriste dans le coin.

Je ferai la causette avec des femmes Kachins, plutôt timides puisqu'elles me poseront des questions via un morceau de papier. Avec les questions habituelles : <D' où je viens ?>, <Pourquoi je suis en Birmanie ?>

 

A chaque arrêt dans les petites épiceries au bord de la route, c'est la même suprise. Les locaux se demandent ce que peut bien faire un touriste en vélo dans le secteur.

En chemin, je croise des femmes qui font leur toilette à un point d'eau au bord de la route. Ma présence ne semble pas les perturber. Avant de rejoindre Bhamo, je m'égare par un petit chemin qui mène vers des habitations. En fait, je viens de pénétrer dans une garnison et quelques mètres plus loin, je tombe nez à nez sur un homme menotté. Le demi-tour s'impose.

 

Quelques arrêts plus loin, avec dégustation de délicieux jus de sucre de canne, je fais causette avec un ingénieur birman. Il me dit qu'il est dans le secteur car le Gouvernement projette de rénover la route entre Bhamo et Myitkyina. Une route qui, il est vrai, en a bien besoin. Tous ces trous sur la chaussée m'ont épuisé.  

 

Mardi 11 mai : La misère à deux pas de la rivière

 

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Petit tour sur le marché avant de longer la rivière où l'animation est palpable le matin. J'essaie de m'éloigner un peu des pirogues et je tombe sur une sorte de bidonville, avec des baraques juste protégées par des bâches bleues. Des familles, avec beaucoup d'enfants, vivent au milieu des ordures. J'engage la conversation afin de savoir pourquoi ils vivent ici. Je prends quelques photos avec leur accord. Mais je n'en saurai pas plus sur leur vie.

Petite pause chez le coiffeur, dans un établissement ultra moderne dans la rue de l'hôtel, pour une coupe à 2 000 k.

 

Nouveau tour sur le marché où j'intrigue toujours autant les vendeuses. Surtout par ma taille, lorsqu'il s'agit de passer en-dessous les bâches plastiques censées protéger de la pluie. Des bâches qui sont bien trop basses pour ma taille, mais ça a au moins le mérite de faire sourire les Birmans.

 

A la station de bus, j'achète un billet pour Myitkyina. On me conseille de prendre deux billets (10 000 k) car les emplacements sont étroits et qu'il faudra encore caser mon sac. Par ailleurs, il faut cinq photocopies de son visa pour présenter aux différents check-point sur la route. Au final, elles ne m'auront servi à rien car je ne serai jamais contrôlé.

 

Mercredi 12 mai : Quasiment pas un touriste à l'horizon

 

Birmanie-Mai2010 167Je quitte l'hôtel et un membre du personnel  me rattrape pour m'offrir un sac plastique rempli de nourriture pour le trajet en bus. C'est une intention très sympa ! Le bus partira avec 45 minutes de retard (à 8 h 15). J'ai bien fait de prendre deux places car on est bien serré dans ce véhicule d'un autre temps.

 

Le bus atteindra Myitkyina vers 15 heures. Je retourne à la YMCA : chambre à 12 $ . Je vais ensuite à l'agence d'Air Bagan pour confirmer mon vol pour Yangoon.

 

Au retour, je me perds dans de grandes avenues bordées d'arbres. C'est un Birman à moto qui va me ramener très gentiment à la guesthouse. Après un petit tour de marché et l'achat de fruits toujours aussi délicieux, je m'arrête dans une boutique de thé où je sympathise avec des Népalais. Il y a apparemment une grande communauté népalaise à Myitkyina.  Dans les rues, en plein centre de la ville, les marchands ambulants s'installent. C'est l'effervescence et c'est toujours un pur de bonheur de s'y promener. Les odeurs des fruits, des poissons se mêlent. . En une semaine dans le nord du pays, je n'aurai aperçu que quatre touristes.

 

Le soir, ce sera encore le resto l'Orient, où j'ai pris mes repères. L'occasion aussi d'échanger avec le patron, dont l'anglais est excellent.

 

 

Jeudi 13 mai : Une pirogue au hasard

 

Birmanie-Mai2010 116Petit déjeuner dans une tea house avec des beignets cuits sous mes yeux. Balade sur le marché, toujours aussi animé. Je repère des femmes kachins grâce à leur longyi coloré et rayé. je décide ensuite de prendre un bateau au hasard pour me rendre de l'autre côté de la rivière. La balade est sympa (300 k), mais de l'autre côté du fleuve, je ne trouve rien de bien typique.

 

Au retour, je serai en pirogue avec des enseignantes. J'en ai profité pour leur offrir des cahiers. Retour à pied en direction de la gare, où à certaines heures les quais sont bondés. C'est l'heure du départ du train pour Mandalay, qui met tout de même entre 24... et 36 heures pour le trajet. En fin de journée, je retourne voir mes connaissances népalaises que j'avais rencontrées la veille. Ils vont m'offrir le lassi et je leur promets de revenir demain pour le petit déjeuner.

 

 

 

Vendredi 14 mai : A la piscine dans du chic à Rangoon

 

Birmanie-newmai2010BCe matin, petit déjeuner à la Népalaise avec du thé et des galettes (le roti). Je demande à payer et j'essuie un refus catégorique. Je pars ensuite pour l'aéroport. J'arrive juste une heure avant le décollage et j'aurai droit à deux fouilles de sac. L'avion part à 11 h 50 au lieu de 12 h 05.

 

Je suis au premier rang (comme dans les bus !) et non loin de moi se trouve un moine, qui vomira pendant tout le trajet. J'arrive à 14 h 30 à l'aéroport de Rangoon où c'est toujours la canicule, alors que le début de la saison des pluies doit commencer demain.

 

 

Je sélectionne l'hôtel Summit Parkview à 60 $ la nuit et à deux pas de la pagode Shwedagon. Pour ceux qui en ont les moyens (pour ma part, c'est exceptionnel), il ne faut pas s'en priver : du très haut standing.

 

 

A peine arrivé, je me dirige vers la piscine, puis vers 16 h 30, je pars à pied pour Sule Pagoda. En fin de journée, ce sera lassi, puis un repas thaï, dans une sorte de fast food. Il faut dire que le soir, Rangoon est bien calme.

 

Samedi 15 mai : Des marchés exotiques en plein coeur de Rangoon

 

Birmanie-Mai2010 174Un petit déj extra au Summit où le buffet est à la hauteur de mes espérances. La journée se passera à la piscine, plus souvent dans l'eau qu'à l'extérieur, car au soleil, c'est quasiment intenable.

 

J'irai même dans la salle de sports, à proximité, pour un peu d'exercice au grand frais.

J'intercepte un taxi dans la rue pour m'emmener dans des marchés peu (ou pas du tout) touristiques. Je commence par le marché aux poissons San Pya. J'ai l'impression qu'il est plus destiné aux vendeurs professionnels qu'aux particuliers. Le matin de bonne heure, ça doit être bien plus impressionnant.

 

J'ai dû arriver un peu tard. Je reprends un second taxi et file au marché Thirimingala, un marché très local qui ressemble à un véritable labyrinthe. Là encore, j'étonne tout le monde car les touristes ne viennent pas fréquemment se perdre ici. Le    marché est sur deux étages avec les fruits d'un côté, les épices de l'autre, le coin des Birmanie-Mai2010 173bananes, les poissons séchés. Une chouette balade avant de rejoindre le marché Bogyoke toujours en taxi.

 

C'est là que j'achèterai deux tee-shirts à l'effigie de Rangoon.

A deux pas de là, je retrouve le quartier musulman où je saute sur l'occasion pour m'offrir un lassi bien frais.

 

Les deux derniers jours, ce sera repos au bord de la piscine à Bangkok, à l'Atlanta Guesthouse. Pas de shopping durant ce court périple dans la capitale Thaïlandaise, du fait que les chemises rouges sévissent non loin de l'hôtel. 

 

 

 

 

 

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