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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

Récit de dix voyages en Birmanie (Myanmar)


Temples et pagodes de Mrauk U à Bagan (janvier 2011)

Publié le 24 Janvier 2014, 15:29pm

Sixième voyage en Birmanie depuis 2004 avec toujours autant de passion et une envie intacte de découvertes, même si désormais je retourne sur mes pas, car les régions interdites que j'aimerais tant visiter ne s'ouvrent pas facilement aux touristes individuels comme moi. Alors direction Sittwe, avec ses odeurs de poissons et la moiteur du golfe du Bengale. Un séjour plus long à Mrauk U, où les temples perchés sur les collines donnent une impression de bout du monde. Un détour par les villages Chin, avec les femmes aux célèbres tatouages sur le visage. Retour à Yangon et un long périple qui mène à Bagan avec le bus sur des routes défoncées, en passant par Pyay et Magwe. Bagan où plus de 4 000 temples m'attendent.

 

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MARDI 28 DECEMBRE : Un bref passage à Bangkok

 

J'arrive à Bangkok en début d'après-midi après un vol correct (et une courte escale) avec la Royal Jordanian. Un taxi m'emmène au Convenient Resort (réservé via internet à 600 baths) à deux pas de l'aéroport. Car l'objectif est de repartir dès demain matin pour Yangon. Et pas de temps à perdre car le vol est à 7 h 30.

 

MERCREDI 29 DECEMBRE : Le décalage horaire me joue un vilain tour

 

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Oh que la nuit fut courte. A 4 h 30, la navette gratuite m'emmène à l'aéroport, où au rez-de-chaussée, je prends mon petit déjeuner pour 50 baths. L'avion d'Air Asia est ponctuel et (avec le décalage horaire) j'arrive vers 8 heures. Direction ma guesthouse habituelle le Beautyland 2 (taxi 5000 kyats) où j'obtiens une des plus belles chambres (avec fenêtre à 16 $). Je file à la MTT (Myanmar Travail Tour) pour avoir confirmation que Loikaw et Putao sont toujours interdits aux touristes individuels. Bref, aucun changement à ce niveau-là depuis les élections du 7 novembre.

 

Je suis près de Sule Pagoda et je vais commettre l'erreur de mon séjour. Et pourtant, ce n'est pas faute de le dire aux autres routards. Dans la rue, les changeurs sont nombreux et par le passé, j'ai déjà effectué le change de la sorte, sans jamais connaître de souci. Comme je n'ai pas le courage d'aller au Bogyoke Market, je fais le malin. Et pourtant un premier rabatteur m'avait mis la puce à l'oreille. Il me remet une grosse liasse de kyats incomplète. Je m'en rends compte et il prétend que la police n'est pas loin pour disparaître. J'échappe au pire.

Un autre changeur se présente à moi. Il m'annonce un taux alléchant pour les euros. Je suis méfiant. Une petite entourloupe dans une liasse, comme je le vois, il rajoute le bon compte de billets. Je compte, recompte... c'est parfait. C'est là que je sors mes euros, des billets de 20, et là je ne vois rien venir, il me fait un tour de passe-passe. Bref, deux-trois billets vont me passer sous le nez. Trop tard, la transaction est déjà faite. Conclusion : Ne jamais changer d'argent à peine débarqué dans le pays surtout quand on n'est pas bien réveillé. Et surtout, évitez la rue !

 

Je me remets de cet imprévu, direction l'agence Sun Fare, au rez-de-chaussée de Sakura Tower. C'est assez long pour réserver car le téléphone de la vendeuse est capricieux. Je parviens à réserver un Yangon-Sittwe-Yangon au prix de 194 $. Il n'y a pas encore si longtemps, je payais 156 $ pour la même prestation. Une sacrée augmentation liée à la suppression de la compagnie Yangon Airways, mais aussi la chute libre du dollar et le fait que je voyage en haute saison touristique. 

Un repas à 1000 k dans la rue et une nuit quelque peu perturbée par mon arnaque du jour... dont je me remettrai vite.

 

JEUDI 30 DECEMBRE : Ca y est je suis démasqué !

 

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Le bon petit déj englouti au Beautyland 2, je me rends dans un cyber café car je  suppose qu'à Mrauk U, internet n'a toujours pas fait son apparition (en plein dans le mille). Un taxi m'emmène à l'aéroport, le chauffeur ne veut  pas de dollars en raison de la dépréciation. J'engage un brin de causette...

 

Vous gagnez bien votre vie à faire taxi ? <Je suis chauffeur de taxi entre l'aéroport et le centre ville. C'est très difficile de bien vivre ici. Je travaille tous les jours et je n'ai jamais de vacances>.
Rien n'a changé depuis les élections ? (Sourire un peu gêné). <Non absolument rien. Notre Gouvernement est mauvais. C'est comme avant>? 
C'est bientôt la fin d'année, vous allez fêter l'événement ? <Sûrement pas. Tout le peuple est mécontent. On ne gagne pas d'argent, le Gouvernement profite de nous. Nous n'avons pas la tête à fêter la nouvelle année, en plus, c'est celle du monde occidental. Pour nous, ce n'est pas une Happy New Year>.

 

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Arrivée à l'aéroport où l'avion aura 20 minutes de retard. A l'intérieur, 7 ou 8 touristes. Dont deux qui viennent à m'interpeller en Français. <Vous êtes Christophe ? On suit vos périples sur les forums et sur votre blog. On avait vu que vous alliez à Mrauk U. On s'est dit que c'était peut-être vous>. Quelle coïncidence : il s'agit de Roger et Elisabeth du forum du Routard qui viennent pour la seconde fois en Birmanie. A peine débarqués à l'aéroport de Sittwe, nous sommes pris en charge par le gros bonhomme (celui dont parle le Lonely Planet et que j'avais déjà rencontré lors de mon précédent voyage à Sittwe).

On se décide à aller au même hôtel à Sittwe. Deux sont déjà complets et au troisième, la Prince Guesthouse, il ne reste que des cabanes à lapin. Le gros bonhomme prétend alors qu'il y a un bateau privé qui peut nous emmener pour 5 dollars chacun à Mrauk U (au lieu de 4 $ le ferry public du lendemain).

Il est 14 h 30, le temps presse. On embarque et atteindrons Mrauk U vers 19 heures. La traversée est toujours magnifique avec les nombreuses petites embarcations croisées au fil de l'eau, les paysages et le splendide coucher de soleil avec un ciel oranger qui illumine les rives. Les gilets sont bien appréciables car depuis la fin de journée, le vent froid nous a surpris.

Pour l'hébergement, ce sera la Golden Star Guesthouse. Une chambre simple à 10 $ avec SDB (eau froide) et petit déj, d'autres chambres un peu plus confortables à 15 $. Il y a mieux... Le soir, on mangera dans une gargote. En chemin, on se rendra compte que de nouveaux restos ont fait leur apparition dans cette petite cité et que les touristes y sont un plus nombreux.

 

VENDREDI 31 DECEMBRE : Le festin de la nouvelle année 

 

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Il fait frisquet ce matin et la douche froide réveille un bon coup. Le petit déjeuner de la guesthouse sera version locale avec une soupe, du riz agrémenté de légumes et du café. Je réserve un vélo à 2 000 kyats et me voilà parti à la (re)découverte de Mrauk U, ses temples et ses villages tout proches. Rien n'a changé dès que l'on s'enfonce dans la campagne. En chemin, je ne croiserai aucun touriste. Dans les champs, c'est la période des récoltes et l'animation ne manque pas.

 

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Mrauk U, c'est l'Asie avec un air d'Afrique. Les femmes utilisent comme récipients des pots en aluminium. A proximité des points d'eau, c'est toujours le même spectacle lorsqu'elles repartent avec les pots sur la tête. Je me suis toujours demandé comment elles pouvaient se déplacer avec autant d'agilité, en supportant un poids pareil sur la tête. Au final, c'est mon appareil photo qui se régale.

 

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Mrauk U, c'est aussi un endroit où le tanaka (thanaka) rayonne plus qu'ailleurs. Ce maquillage local fait d'écorce broyée donne encore plus d'éclat aux visages des Birmanes. Pour ceux que ça tente, le tanaka est très bon pour la peau et protège du soleil. 

En chemin, je m'arrête dans une petite échoppe où une jeune femme prépare des beignets de toutes sortes à 100 k. J'en ingurgite cinq, car le vélo ça creuse, avec le meilleur pour la fin : à la banane. Durant cette journée, je vais quasiment admirer tous les plus beaux temples proches de la ville : Shittaung, Andaw, Dukkanthein, Kothaung... Je vous rassure que je ne les ai pas tous vus. Je crois qu'il y en a 700. 

Je vais même prolonger mon parcours vers un chemin passablement difficile en direction du fleuve Lemro, là où se trouvent des villages de l'état Chin. Je ferai vite demi-tour car demain, cette excursion est prévue dans mon programme. Une sortie à 40 $ partagée avec les deux autres Français.

Lors d'une courte halte, je rencontre un jeune birman qui souhaite engager la conversation. Il vient à peine de quitter un monastère de Yangon et son Anglais est parfait. Il m'emmène dans le monastère-musée de la ville où vivent quatre moines. Je vais avoir le droit à une visite détaillée de ce que regorgent les vitrines : des bouddhas par centaines, plus ou moins anciens, en argent, en bronze, et même en or.

Retour à la guesthouse où la patronne nous a concocté une surprise : un repas pour la nouvelle année. Ses chambres ne sont plus aussi confortables que par le passé, mais au niveau de l'accueil, elle sait y faire. Un dîner excellent et copieux avec des plats de poisson, poulet, crevettes, soupe, crudités... Un vrai festin. Ce sera d'ailleurs mon meilleur repas du séjour. La nuit sera un peu bruyante en raison de l'établissement voisin qui a mis la sono à fond et de quelques claquements de pétards. Nouvelle année oblige, même si dans le calendrier birman, cette date ne veut absolument rien dire !

 

SAMEDI 1er JANVIER : Il ne manquait plus que les araignées

 

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Réveil à 6 heures, il fait encore nuit et il n'y a pas d'électricité. Je me lave vite fait avec l'aide  de ma lampe torche.

Nous sommes attendus à 7 heures par notre guide. Un jeune s'exprimant très bien en Anglais et qui, lorsqu'il n'est pas guide, vend des sculptures face au temple Shittaung.

On commence par 10 petits kilomètres à vélo jusqu'à la rivière Lemro. On prend la route jusqu'au temple Kothaung, puis on bifurque à droite. Le trajet est de plus en plus compliqué en raison de nombreux gros cailloux sur la voie. On franchit des petits ponts sur lesquels les planches en bois sont instables. Au moment de franchir le dernier pont avant l'arrivée au fleuve, c'est la gamelle. La roue avant se prend entre deux morceaux de bois. Je parviens à me ressaisir, mais c'est au tour de la roue arrière de se coincer. Bing. Je me retrouve dans le fossé en contrebas, le vélo sur moi, en plein coeur de la végétation. Et à deux doigts de me retrouver dans la flotte. Bon rien de cassé, c'est bien là l'essentiel.

On peut prendre une embarcation pour rejoindre les villages. On traverse des paysages magnifiques. Les couleurs du matin sont sublimes et le bord de la rivière est animé avec les femmes qui viennent chercher l'eau, celles qui lavent le linge et les enfants qui nous saluent.

On atteint le premier village après une bonne heure de traversée. L'endroit n'a pas l'air touristique. On croise deux femmes qui portent les célèbres tatouages de toile d'araignée sur le visage. C'est impressionnant. Pour les photos, elles ne sont pas gênées, certainement habituées au passage des visiteurs. 

 

Notre guide nous expliquera que cette coutume a disparu il y a 50 ans. Désormais, les femmes qui portent encore ce tatouage ont plus de 60 ans. Le tatouage en forme de toile d'araignée était dessiné lorsqu'elles avaient à peine 14 ans. Le but était de freiner les ardeurs des princes de la région Rakhaing qui les convoitaient en raison de leur beauté. Pour les rendre moins attirantes, les tatouages étaient préconisés par les maris ou leurs familles. Aujourd'hui, cette tradition n'est plus d'actualité et seules certaines femmes âgées arborent ces surprenants tatouages qui recouvrent l'ensemble du visage.

 

On poursuit notre périple sur la rivière et atteignons un second village où deux autres petites embarcations de touristes se sont également posées. Le guide prévient que l'endroit est plus touristique et que les femmes vendent des objets. Elles ne sont pas trop insistantes, mais le lieu est nettement moins authentique que le précédent. 

 

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On mangera dans une petite cabane, destinée aux touristes de passage. Puis direction le troisième et dernier village où 5-6 femmes tatouées viennent à notre rencontre. Ici, rien à vendre, mais quelques touristes font la même chose que nous. Il est 14 heures, on repart pour près de deux heures de bateau sous le soleil. On reprend la route défoncée avec nos vélos, avant de tomber sur une cérémonie pour l'intronisation d'un jeune novice dans la vie de moine. Tout le monde a mis ses plus beaux habits et défile jusqu'au temple Kothaung au son des tambours. C'est le moment choisi par ma batterie d'appareil photo pour se décharger.

Retour à la guesthouse où le serveur m'amène un seau d'eau chaude pour la douche. Tandis que la patronne m'offre une petite assiette de poissons grillées. Je n'en attendais pas tant... Le soir, détour par un petit resto bondé par la population locale, c'est bon signe : Le Kaung Thant Restaurant. Je prends un curry au porc avec 8 plats, puis des bananes et de la papaye en guise de dessert... pour 2 000 k !

DIMANCHE 2 JANVIER : Une balade improvisée en pirogue

 

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Avec les deux Français, nous allons rendre visite à leur ami Nitché, jeune homme fort sympathique qui nous avait trouvé le guide de la veille et tient aussi la boutique de souvenirs face au temple Shitaung. Il nous emmène à pied visiter quelques monastères dont un avec une grotte très glissante et où l'air se fait rare. On visitera un second monastère, dont j'ignorais l'existence.

Après 1 h 30 de marche, je m'accorde un petit break. On se retrouve vers 16 heures près d'un pont, pour une balade improvisée en pirogue dans les alentours de Mrauk U. L'eau et la rivière y sont particulièrement sales. On y voit plusieurs fabriques de pirogues, des bateaux de pêcheurs qui viennent de Sittwe. Petite visite d'un des hôtels les plus luxueux de la ville, le Princess Hotel avec ses bungalows conçus dans un style raffiné à 194 $, ça donne envie. Une petite heure de balade agréable que l'on sera obligé d'écourter car le niveau de l'eau est trop bas.

On file ensuite au sommet d'une colline proche de l'hôtel, face à la gare routière. Endroit qui fait référence en matière de coucher de soleil. Une vingtaine de touristes sont déjà sur les lieux, principalement des groupes. Mais pas de chance, la brume va gâcher le spectacle.

 

LUNDI 3 JANVIER : En dehors des sentiers battus

 

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Je loue un vélo dans une petite boutique et pars en direction de l'embarcadère avant de longer les habitations en bois du village. Chemin totalement en retrait des temples de Mrauk U. C'est donc avec pas mal d'étonnement que les locaux m'observent. Je poursuis mon chemin qui mène je ne sais où. Je croise pas mal de militaires à pied sur ma route. Normal, il y a un camp à proximité. Je suis à proximité des terrains d'entraînement, mais ne suis pas embêté dans ma progression. Je traverse plusieurs petits villages avant de m'arrêter pour un thé. Dans ce lieu, tout le monde me dévisage, il y a des sourires, plus par gêne que par amitié. En fait ici, personne ne parle l'anglais et ce n'est pas une halte habituelle pour les touristes.

Je continue mon périple à vélo. Le chemin devient de plus en plus étroit. Les rencontres se font plus rares et les villages inexistants. Quant à l'état de la route, il ne s'améliore guère. Demi-tour et retour vers Mrauk U après 3 heures de balade. Pause près du marché où après l'effort, quelques beignets fourrés à la noix de coco sont les bienvenus.  

Je retourne avec mon beau vélo chinois à proximité du temple Shittaung pour admirer la vie locale. C'est l'endroit le plus magique de Mrauk U où les touristes sont quasiment inexistants à certaines heures de la journée. L'occasion d'admirer les femmes qui portent de l'eau ou du bois, les boeufs qui tirent des chariots de paille, les moines qui font leur toilette près d'un puits... Bref, à côté des temples, il y a toujours une image forte. 

Retour le soir, dans le restaurant habituel après avoir fait causette avec le <fou du village>. Ca ne vient pas de moi, mais du Lonely Planet qui l'a aussi rencontré. D'ailleurs on ne peut pas le manquer, je l'ai croisé tous les jours et à chaque fois il me reposait les mêmes questions.

 

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MARDI 4 JANVIER : A la recherche du plus beau coucher de soleil

 

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Ce matin, avec le couple de Français, nous partons du côté de Vesali à vélo. Un site qui, en fait, n'a rien d'extraordinaire, mais la balade était plutôt sympa. Un parcours de 10 km sans difficulté. Un petit arrêt à proximité d'une étendue d'eau envahie de fleurs de lotus. Une dizaine d'enfants, venue du village voisin, se précipite vers nous. Ils sont particulièrement agités et pas du tout impressionnés par la présence de trois touristes.

L'un d'entre eux, plus hardi que les autres, va même s'amuser à dissimuler la clef d'un vélo dont le cadenas avait été refermé. Petit moment de frayeur de courte durée. Mes compagnons de voyage n'ont pas apprécié la plaisanterie. 

Arrivée à Vesali qui n'a vraiment rien d'exceptionnel, si ce n'est un grand Bouddha fait en seul bloc et venu du Sri Lanka. Sur le chemin du retour, je pars seul devant et rejoins l'opposé du village, en direction de la Prince Guesthouse où les bungalows en construction, au cours de mon passage en 2009, le sont toujours. La route n'a rien d'extraordinaire et elle trop cahoteuse. Alors je repars au beau milieu des temples, où le spectacle est toujours aussi saisissant en fin de journée.

Un artisan va me conseiller de me diriger vers une petite colline afin de profiter du plus beau coucher de soleil du coin. Pas manqué, de là haut, le spectacle est grandiose. Et en prime, je suis absolument seul pour apprécier la vue. Seul un petit moine viendra me surprendre pendant mes prises de photos, avant que d'autres ne viennent le rejoindre armés d'un lance-pierre. Je vous rassure, ils ne m'ont pas visé.

 

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MERCREDI 5 JANVIER : On se fraie un chemin sur le bateau

 

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Réveil très matinal car il faut être à l'embarcadère pour 7 h 30. Passage obligé au bureau gouvernemental pour payer la taxe de 5 $, sachant que personne ne l'avait réclamée durant tout le séjour. On accède au bateau par une petite planche très étroite et on nous installe dans des chaises longues (500 k) installées sur la même rangée. C'est le compartiment touristes, sachant que nous sommes 11 au total. Les Birmans voyagent en général au sol, assis sur des nattes. Le seul m² libre au sol est pris d'assaut par les locaux.

Le bateau quittera Mrauk U vers 8 h 30 pour atteindre Sittwe vers 15 h 30, avec trois haltes en cours de trajet. L'occasion pour de nombreuses vendeuses de se frayer un chemin sur le bateau et de proposer leurs marchandises : crevettes grillées, beignets, bananes et petits coquillages qui font le bonheur des voyageurs. On profite de quelques arrêts dans les villages pour se dégourdir les jambes sur le bateau et prendre quelques photos. Chaque touriste qui revient des toilettes fait état de la saleté et de l'odeur. Pour ma part, j'ai fait l'impasse.

Sur le bateau, je tombe sur le patron de la Prince Guesthouse de Mrauk U qui me reconnaît deux ans après. Ca tombe bien car j'ai oublié de rendre la clef de ma chambre. Il fera la commission à son retour à Mrauk U. 

On n'a pas encore accosté que des chauffeurs de tuk tuk font leur apparition sur le bateau. Trop fort ! Arrivée à Sittwe, les bagages sont pris en charge par un chauffeur qui se propose pour 500 k/personne de nous emmener à la Mya Guesthouse. Pas de bol, c'est encore complet. Dommage car les bungalows sont bien sympathiques. Obligés de nous replier vers la Prince Guesthouse où je récupère une chambre à 5000 k avec douche commune et ptit déj. J'ai vu nettement pire au cours de mes voyages, mais nettement mieux aussi. 

Vers 16 h 30, je file au marché aux poissons où l'activité commence à nettement se calmer. Puis direction internet, où suis bien surpris, c'est rapide et il y a une connection à hotmail.

 

JEUDI 6 JANVIER : La bonne odeur du poisson

 

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Je me suis levé relativement tôt pour profiter de la douche commune, mais aussi des premières heures du marché. C'est l'effervescence. Les poissons sont déchargés des bateaux, il y a un monde fou et les ventes se font à la criée. D'énormes poissons sont exposés sur les étals, les plus petits étant souvent à-même le sol. Question hygiène, il ne faut pas être trop regardant. Et comme j'ai voulu me rapprocher un peu trop des bateaux qui déchargeaient, je repartirai avec de belles tâches sur le pantacourt et surtout une excellente odeur de poisson.

Un peu comme à Mrauk U, les femmes ne lésinent pas sur le thanaka, comme certains hommes d'ailleurs. Des pêcheurs qui veulent vraisemblablement se protéger du soleil.

A Sittwe, ville proche du Bangladesh, on ressent plus la misère qu'ailleurs. Il n'est pas rare de croiser des vieillards qui mendient dans la rue ou même de jeunes enfants. 

Peu avant midi, départ en tuk tuk (2000 k) pour rejoindre l'aéroport. L'avion décolle avec 20 minutes de retard. Arrivés à Yangon, les deux Français, avec qui j'étais, se précipitent à l'extérieur pour prendre un taxi. Tant pis, je partagerai les frais du taxi pour rejoindre le centre avec deux sympathiques Néerlandais. Qui, pas de chance, doivent écourter leur voyage car ils comptaient sur leur carte Visa et manquaient de liquidités. 

Je change mes petites habitudes et vais loger à la White House (14 $ la chambre). J'ai le temps de réserver un billet d'avion Bagan-Yangon (85 $) à l'agence Sun Fare. Petite balade ensuite dans les quartiers musulmans et indiens où je mangerai d'ailleurs du mouton au riz.

Je rentre de bonne heure à la chambre pour enfin goûter à une douche chaude. Lorsque j'entends frapper. Deux Français viennent de débarquer à Yangon avec une poignée de dollars en poche et une carte bancaire qui ne leur sert à rien. C'est la série... Je suis un peu court et ne peux que leur conseiller quelques adresses pour espérer un dépannage. Mais sans aucune garantie.

 

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VENDREDI 7 JANVIER : En route vers Pyay

 

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Je me réveille relativement tôt pour assister au lever du soleil sur le toit de la White House. C'est assez spectaculaire, mais pas de bol, le soleil se lève à l'opposé de la pagode Shwedagon. Les filles de la guesthouse sont déjà aux fourneaux pour préparer le buffet. Un petit déjeuner qui vaut le détour, avec 7 ou 8 plats différents (asiatiques et européens), pain, confiture, fruits, café et thé à volonté et même un chausson aux pommes, version locale, offert.

Vers 9 heures, je prends le taxi pour rejoindre la station Aung Mingalar (7000). C'est de là que les bus prennent la direction du nord du pays. J'arrive pile poil pour monter dans le bus de 10 heures qui rejoint Pyay (4000 k). L'état du bus est correct, les sièges aussi. Cette route, qui mène à Bagan, est nettement moins fréquentée que celle menant à Mandalay.

Arrivée à la station de bus de Pyay vers 16 h 30. Un rickshaw m'emmène au Myat Lodge pour 1000 k. La route est assez longue et c'est là que je me rends compte que Pyay est une ville assez étendue. A la gesthouse, agréable surprise, je bénéficie d'une grande chambre, très propre, avec baignoire, TV, frigo... pour 13 $ (sans le petit déjeuner). Je pars immédiatement visiter la pagode Shwesandaw, située en plein centre de la ville sur une colline. C'est quasiment l'unique centre d'intérêt de Pyay. La pagode offre de belles vues sur la campagne aux alentours et la rivière Ayeyarwadi. 

La ville en elle-même est très animée et paraît plus propre que d'autres villes birmanes. Bref, c'est une ville qui a l'air plus riche que les autres, ça contraste avec Sittwe d'où je reviens. Le soir, ce sera repas au marché de nuit où des tas de petits stands proposent de la nourriture à bas prix. 

Retour à la guesthouse où le patron, qui n'était pas là losrqu'on m'a proposé la chambre, veut me jouer un vilain tour. Il prétend maintenant que la chambre est à 30 $ au lieu de 13. Je le menace de quitter son établissement et tout s'arrange.

 

SAMEDI 8 JANVIER : Dans les allées du marché de Pyay

 

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Le petit déjeuner sera pris pour 800 k dans un tea shop à proximité du marché. Pour la première fois depuis le début du séjour, il tombe quelques gouttes. Je vais faire un grand tour du marché qui est immense, aussi bien en intérieur qu'à l'extérieur. Ici, pas l'ombre d'un touriste et autant dire que je suis la curiosité du jour lorsque j'arpente les allées.

Un marché où l'on trouve de tout, entre les fruits et légumes, viandes, poissons de la rivière toute proche, les vendeurs de bois, les piments étendus au sol... Un endroit très animé.

Je rejoins ensuite la station de bus à l'aide d'un pick-up (200 k) pour réserver le trajet jusqu'à Magwe.

Mauvaise nouvelle, les deux bus qui partent demain matin pour Magwe sont complets. Ca n'arrange pas mes affaires. Je pars pour la gare ferroviaire où comme je m'y attendais, on ne m'annonce que des trains pour Yangon.

J'irai même jusqu'au port où on me confirme qu'il y a un bateau pour Magwe, mais il est tout juste parti le matin même. Le prochain est prévu ce mardi. Il faut compter deux jours et une nuit de trajet (7 $). J'abandonne cette piste car le temps m'est quand même compté.

 Retour à la guesthouse où le patron m'assure que j'aurai un bus pour Magwe, le lendemain vers 16 heures.

L'après-midi, je la passe à visiter les temples de la ville. Une ville bien plus tranquille qu'elle ne le laisse paraître au premier abord. Un moine va m'emmener vers une pagode un peu plus éloignée du centre. Endroit d'où je jouirai d'une belle vue sur la ville et la rivière. Rivière que je longerai plus tard, mais il n'y a guère d'animation sur les rives, si ce n'est quelques restaurants nouvellement installés.

En fin de journée, le patron m'emmène chercher le ticket de bus (8000 k), ne se privant guère de prendre sa petite commission au passage. Ce sera donc le bus en provenance de Yangon que je prendrai. Je n'ai pas le choix.

 

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DIMANCHE 9 JANVIER : Une route en piteux état

 

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Ce matin, je prends tout mon temps dans la ville de Pyay car je sais que ce soir, le bus ne sera sûrement pas une partie de plaisir. En plus, c'est dimanche et la ville paraît bien endormie. A midi, je rends la clef de la chambre.

Comme prévu, vers 15 h 30, je me rends au tea shop qui m'a vendu le ticket de bus pour Magwe. Le bus est prévu à 16 heures et je ne suis pas seul car deux touristes suisses attendent également... depuis 8 heures du matin ! Finalement, le bus est en retard et n'arrive de Yangon que vers 17 h 30. Ma place est relativement confortable, mais au fil des heures, l'état de la route va devenir catastrophique. Du sable, des trous, des cailloux... bref ça bascule et le bus fera même demi-tour à deux reprises pour éviter de s'enliser. Ca secoue pas mal et pour s'endormir, ce n'est vraiment pas l'idéal. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas vu une route en si piteux état.

Nous atteindrons Magwe vers 1 heure du matin, au moment même où je commençais à m'endormir. Je décide de rester dans le bus et de rallier Bagan. Personne ne s'en est rendu compte et finalement, je ne paierai pas de supplément. La route s'améliore sensiblement et je m'endors enfin. Vers 5 h 30, halte pour le petit déjeuner, puis vers 7 heures, on nous arrête en pleine cambrousse. Le chauffeur fait comprendre que Nyaung U est de l'autre côté de la rivière, mais que le bus ne s'y arrête pas.

On marche en compagnie d'autres locaux en direction de la rivière. A 8 heures, un ferry nous mène, en 20 minutes de traversée (200 k), vers Old Bagan. Puis 10 minutes de pick up pour rejoindre Nyaung U. Les Suisses se dirigent vers une guesthouse bon marché, tandis que je choisis un hébergement de catégorie moyenne, le Golden Express, situé entre Nyaung U et le vieux Bagan. Une chambre à 22 $ avec eau chaude, télé, la piscine, le buffet au petit déjeuner, ça ne sera pas de trop pour se remettre de ce long voyage...

 

Lundi 10 janvier : Le cycliste et le vélo à plat

 

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Pas le temps de me remettre de ce long et inconfortable voyage. Je loue un vélo à l'hôtel (2000 k) et décide de me balader entre les temples. Les stands pour le Ananda Festival commencent à s'installer, mais apparemment la fête débutera réellement lorsque je quitterai les lieux. Pas de chance. Il faut dire qu'ici la programmation des festivals n'est jamais fiable.

En visitant quelques temples, je me rends compte qu'il y a toujours autant de vendeurs(ses) de souvenirs, avec en priorité les cartes postales et les peintures. Le site n'a pas changé depuis mon dernier passage. Il y a un peu plus de touristes à cette période de l'année, mais principalement des groupes. 

J'essaie de suivre des chemins en dehors de la route principale afin de dénicher de nouveaux petits temples, encore inconnus. J'éprouve de plus en plus de difficultés à pédaler. Très certainement la fatigue occasionnée par le trajet en bus. Jusqu'au moment où deux petites vendeuses à vélo s'approchent de moi et décident de m'accompagner dans la balade. Très vite, elles me font remarquer que mes deux pneus sont à plat. Je comprends mieux les difficultés que j'avais à pédaler. Elles me mènent à leur maison et regonflent mes deux pneus. Je remets à plus tard ma sortie pour admirer le coucher du soleil. Je suis hors service.

Je regagne l'hôtel, change de vélo et me dirige vers Nyaung U. Je parviens à dénicher un cyber café (1000 k/h). Internet commence à faire son apparition en dehors des hôtels. Puis je vais au resto où j'avais l'habitude d'aller par le passé, le Main San où j'ai le droit à huit petits plats pour accompagner mon curry poulet (2000 k). La nuit sera réparatrice.

 

MARDI 11 JANVIER : Un vrai repère à touristes pour le coucher de soleil

 

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J'ai dormi 12 heures d'affilée, conséquence du long trajet en bus entre Pyay et Bagan. Mais l'hôtel est super calme. Le petit déjeuner buffet est pris à l'extérieur, sur une belle terrasse avec vue sur quelques temples. Très appréciable.

Je pars à vélo en direction de Old Bagan où je me croise mes deux sauveuses de la veille, qui vendent leurs cartes postales à l'entrée d'un petit temple en bordure de route. Je visite quelques temples avant d'atteindre le plus célèbre de la cité, Ananda où doit se tenir le festival. Il n'a pas encore commencé, mais les boutiques se montent avec les traditionnels vendeurs de vêtements, chaussures, tea shop, beignets...

Quelques vendeurs se rapprochent de moi et veulent changer de l'argent et se débarrasser de quelques coupures de dollars et d'euros, contre des kyats. Car eux apparemment, ils ne peuvent pas en faire grand chose. Je retourne à l'hôtel et vais piquer une tête dans la piscine. Je ne risque pas d'être dérangé : j'ai la piscine pour moi tout seul.

Vers 16 heures, le soleil se fait moins brûlant et retourne en direction des temples à la recherche d'un beau coucher de soleil. Je ne ferai pas dans l'originalité puis que je me rends au sommet de la Swhesandaw, l'endroit même où tous les groupes de touristes se rendent. La vue est splendide, le ciel est dégagé, mais le calme n'est pas garanti avec tous ces touristes à la recherche de la meilleure place. La palme aux Japonais avec leurs appareils photo nouvelle génération qui sont bien encombrants. C'est pas grave, je me faufile et parviens à prendre quelques clichés sympas. Retour à vélo dans le noir complet, seulement éclairé de temps à autre lorsque je croise un véhicule. La prudence est de mise car je ne suis pas visible.

Je m'arrête dans un resto du Old Bagan, le Golden Myanmar, dont le Lonely Planet dit le plus grand bien. Je ne vais pas être déçu. J'ai le droit à un curry avec une dizaine de plats : mouton, poulet, porc, petits poissons séchés, des légumes divers et variés, de la soupe, des fruits et même des petites sucreries pour 3 000 k. Délicieux.

 

MERCREDI 12 JANVIER : A la recherche d'endroits méconnus

 

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Le vélo me conduit vers Nyaung OO où je vais pouvoir me connecter à internet. Puis vais à l'agence Air Bagan afin de confirmer mon vol pour Yangon. Un petit tour au marché où j'achète tomates, oignons, chips, mandarines... qui me permettront de me faire mon propre repas et de changer du traditionnel curry. Pendant mes achats, je vais surprendre les locaux pas vraiment habitués à ce qu'on leur achète ce type de produits. Il faut dire que sur le marché, il y a aussi des allées réservées aux souvenirs, plus appropriées aux touristes.

Retour à l'hôtel où la piscine est la bienvenue. C'est la plus belle journée depuis mon arrivée à Bagan. Vers 15 h 30, je regagne Old Bagan, toujours dans l'optique de dénicher un endroit tranquille pour le coucher de soleil. Un Birman, vendeur de tableaux, m'emmène sur le toit d'un ancien monastère, proche du temple Mingalazedi, dont l'accès est toujours interdit depuis 2-3 ans.

Tout seul ça ne me serait pas venu à l'idée de m'arrêter à ce monastère qui, d'extérieur, n'a rien d'exceptionnel. On emprunte un escalier étroit dans la pénombre et une fois arrivé sur le toit, la vue est splendide. Des centaines de temples à l'horizon d'un côté, la rivière de l'autre. Pendant que j'admire le paysage, l'homme étale ses peintures. Hélas pour lui, je ne suis aucunement intéressé. Il m'indique ensuite un autre temple méconnu d' où il est possible de voir un coucher de soleil merveilleux. Temple que je ne trouverai jamais. Mais je repère le temple Bulati, mis en évidence pour sa vue dans le Lonely Planet. L'endroit est bien plus calme que celui de la veille, et la vue est tout aussi chouette.

Je redescends tranquillement les imposants escaliers du temple en compagnie de deux charmantes birmanes, qui éprouvent des difficultés à franchir les obstacles. Nous aurons de bons fous rires pendant la descente. Le soir, je me la fais cool avec mes provisions du marché et devant TV5.

 

JEUDI 13 JANVIER : A pied à travers la temples

 

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Pour ce dernier jour à Bagan, je délaisse le vélo et me décide à découvrir à pied les quelques proches de l'hôtel. Une balade d'une heure et demie qui me permet d'apprécier la campagne environnante. Mon chemin mène au temple Htilomilo. Pas mal de Birmans sont surpris de me voir me balader à pied, en dehors des chemins touristiques où les vendeurs attendent. Le fait que je sois seul surprend aussi. Un guide me confiera d'ailleurs que les touristes individuels se font rares à Bagan et qu'il y a essentiellement des groupes. Japonais et Français en tête, d'après ce que j'ai vu.

Je paie mes nuits d'hôtel à la réception qui oublie de me facturer les locations de vélo. Je réserve un taxi pour l'aéroport (6000 k) et passerai l'après-midi à la piscine, en attendant mon vol de 17 h 35. Pas de chance, le festival du temple Ananda devait commencer ce week-end. Ce sera pour une autre fois...

Vers 16 heures, je quitte l'hôtel. A l'aéroport, le contrôle est ultra rapide. Personne ne regardera d'ailleurs mon passeport. A quelques instants de décoller, je me rends compte que j'ai échappé à la taxe de 10 $. Je ne m'en plaindrai pas.

Arrivée à Yangon où je prends un taxi (5000 k) pour la White House. Le soir, je mangerai dans une petite gargote indienne pleine à craquer.

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VENDREDI 14 JANVIER : La der à Yangon

 

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Je profite bien du buffet au petit déjeuner qui compense largement la chambre, plus ou moins propre. Le patron bien sympa m'indique que pas mal de touristes prennent l'avion pour Bangkok et que je pourrai me joindre à eux pour le taxi. Excellente idée.

Alors je pars me balader tranquillement dans les rues de Yangon, avec une halte à internet, une autre au Bogyoke Market pour acheter quelques tee-shirt. Je m'approche d'une mosquée où c'est l'effervescence en ce jour de grande prière, puis vais dans le quartier indien avant de me perdre dans les allées des marchés. Je prends le temps  de flâner et reviens vers 15 h 30 à l'hôtel. Le patron est tout surpris et pensais que j'allais venir plus tôt pour prendre un taxi avec d'autres touristes. Pour moi, il n'y avait pas urgence et d'ailleurs, je serai largement dans les temps à l'aéroport pour rejoindre Bangkok et mon habituelle guesthouse, l'Atlanta.

Il me restera une journée avant de rejoindre le grand froid en France et songer à un retour très prochainement dans ce pays dont je ne me lasse pas encore...

 

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François 18/02/2016 08:28

Merci .

françois 16/02/2016 20:32

re bonsoir
une autre question , est il possible en 2016 de payer les vols intérieur avec une carte visa .
merci

Christophe 18/02/2016 08:14

Bonjour,
A mon avis, il faut compter plus de 12 heures de trajet.
Christophe

françois 17/02/2016 23:39

merci Christophe .
une autre question , le temps de trajet entre bagan et mrauk u , il parait qu'il ont fait une nouvelle route qui devait être ouverte fin 2015 .

Christophe 17/02/2016 08:23

Bonjour, on peut aller de Bagan à Mrauk U par la route en passant par Magwe ou une autre ville dont j'ai oublié le nom. Pour le paiement des vols intérieurs j'ai toujours utilisé des dollars, mais je suppose que l'on peut payer avec une carte visa. Christophe

françois 16/02/2016 19:34

bonsoir Christophe
est il possible d'aller a mrauk u en partant de bagan , ou il faut obligatoirement passer par yangon .

Florence 03/02/2015 11:07

Quel plaisir de vous lire !
Très utile pour la préparation de mon voyage.
Merci !

Patricia45 24/04/2014 16:42

si j'ai le choix, je fais ce que je veux puisque je m'organise toute seule, en routard quoi! Merci pour les conseils, ce qui m'intéresse c'est de rencontrer les différentes ethnies et de voir la vie traditionnelle et quotidienne des gens

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