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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

Récit de dix voyages en Birmanie (Myanmar)


Au milieu de nulle part chez les Pa'os

Publié par Christophe sur 5 Février 2017, 15:52pm

 

 

 

 

 

 

Et un voyage de plus en Birmanie. C'est janvier 2017 et j'ai un grand objectif : rejoindre le festival du nouvel an Nagas. Mais avant cela, d'autres nouvelles destinations m'attendent avec Pinlaung et Pekhon au sud du lac Inle sur la route entre Kalaw et Loikaw.

 

En quelques jours en Birmanie, j'ai eu droit à toutes les conditions météorologiques. Plutôt surprenant pour un mois de janvier censé apporter des températures clémentes. 

 

Mais d'abord, il a fallu supporter le voyage d'une seule traite entre Paris et Yangon. Un voyage sans aucun moment de répit entre Paris-Bahrein-Bangkok avec Gulf Air, un changement d'aéroport et un vol dans l'après-midi pour Yangon. 

 

 

 

Vendredi 30 décembre 2016 : Arrivée à l'aéroport de Yangon, je change un maximum d'euros et comme je m'en rendrai encore compte par la suite de mon voyage, c'est ici que l'on dégote un des meilleurs taux de change (1 € pour 1 425 kyats). Je trouve facilement un taxi pour Hledan street où se trouve l'hôtel que j'ai réservé, l'hôtel Bond. Je négocie sans difficulté le transport à 7 000 kyats et belle surprise à l'arrivée. L'hôtel est tout propre. Une belle chambre sans fenêtre (c'est le seul défaut) et une salle de bain moderne ce qui est rare à Yangon. Il faut dire que cet hôtel a ouvert il y a trois ou quatre mois. Je bénéficie d'une chambre à 26 dollars en promo sur internet. Le soir évidemment, après un si long trajet... je m'effondre.

 

Samedi 31 décembre : J'avais oublié la chaleur...

 

 

Le lendemain matin, un bon buffet m'attend au petit déjeuner et là encore c'est une belle surprise. Ce qui l'est un peu moins, c'est la chaleur 34° alors qu'en quittant Paris, il ne faisait que 2 ou 3°. Quel choc thermique.  Derrière la gare des trains, je trouve un billet de bus VIP pour Kalaw ma première destination (17 500 k) avec un pick up qui se chargera de m'emmener gratuitement à la station de bus Aung Mingalar assez éloignée du centre. Désormais toutes les agences ne proposent plus systématiquement ce service.

 

 

Dans Yangon, je me balade dans des lieux qui ne me sont pas inconnus comme le parc Maha Bandoola, les marchés de rue toujours très animés surtout le matin dans les quartiers indien ou chinois. J'ai un peu de mal avec la chaleur et vais découvrir quelques allées au bord de la rivière Yangon avec tous ces bateaux de marchandises, les porteurs de riz, de charbon, les étals de fruits et les légumes, les marchands ambulants, les restos de rue et ces petits bateaux qui emmènent les travailleurs vers l'autre rive, vers les village de Dala et Twante, tristement connus suite au cyclone Nargis qui a fait des dizaines de milliers de morts. Je me pose quelques instants dans un tea shop et observe toute cette animation.

 

 

En fin de journée, je mange dans un resto Shan pour 2 500 k. Un très bon repas composé de noddles et de viande. Le soir, je suis encore épuisé par le décalage horaire et la chaleur. Et tant pis pour le réveillon, ce sera sans moi. De toute façon, les Birmans sont des couche-tôt et ce soir, il n'y a pas énormément de festivités prévues pour la nouvelle année.

 

 

Dimanche 1er janvier : C'est la bonne année, ah bon ?

 

 

Suis tôt dans les rues de Yangon, la température est encore supportable et la ville est assez calme hormis les rues proches du quartier chinois (15e street) où les marchands ont déjà déballé leurs marchandises à même le sol. Ne me dites pas que c'est la nouvelle année, je ne m'en suis même pas rendu compte !

 

 

A l'hôtel, je demande combien me coûterait une chambre pour la fin de mon séjour. On m'annonce 35 $ pour la chambre dans laquelle je suis et que j'ai payé 26 $. Et je m'en rendrai compte plus tard dans mon voyage, en haute saison, il parfois plus intéressant de réserver sur internet d'abord parce qu'on est sûr de trouver un bon lit sans chercher et en plus on évite le prix proposé par les hôteliers.

 

Je ne traîne pas trop aujourd'hui car j'ai un bus qui m'attend à 18 h 30 et le pick up est prévu à 13 h 40. Et comme il y a moins de circulation que prévu - et tant mieux car j'ai respiré les pots d'échappement tout au long du trajet - j'arrive en avance à la station Aung Mingalar. Pour passer le temps, il n'y a que les tea shop, observer la foule, les bus et les taxis qui ont du mal à se frayer un chemin. Bref un sacré bordel.

 

Le bus VIP est parfait, même s'il partira avec une heure de retard. J'arriverai à m'assoupir et à me faire un bon torticolis aussi.

 

Lundi 2 janvier : Un trek à peine arrivé

 

 

A peine 5 heures du matin et me voilà déjà arrivé à Kalaw. Il fait frisquet. Un moto-taxi se propose de m'emmener à mon hôtel, mais comme je connais les lieux, le Rail Road Hotel que j'avais réservé sur internet. J'y vais donc à pied. Je réveille la réception et on me propose une chambre de qualité nettement inférieure à ce que j'avais connu l'an passé. J'ai l'impression qu'en haute saison, on prête moins attention aux touristes. J'ai bien fait de réserver via internet sinon les arrivées au petit matin sont toutes facturées à moitié prix. 

 

 

Le petit déjeuner avalé, je pars faire mon trek sur un chemin que j'avais reconnu en octobre 2015, celui en général fréquenté par les touristes qui se rendent à Inle en trekking. Je croiserai d'ailleurs pas mal de groupes qui se suivent en file indienne quasiment aux mêmes heures, avec les arrêts dans les mêmes gargotes, aux mêmes points de vue et je suppose dans les mêmes hébergements chez l'habitant ou dans un monastère. 

 

Il fait beau avec quelques nuages annonciateurs de la pluie qui fera son apparition en fin de journée. De la pluie en janvier, je n'en reviens pas. Et ce n'est que le début.

 

 

Je m'arrête dans deux villages Palaungs où les tenues traditionnelles se font plus rares. C'est l'hiver, les femmes se couvrent chaudement et il n'y a pas de fêtes dans le secteur, moment propice pour sortir leurs plus belles tenues. 

 

En chemin, je rencontre des femmes qui s'accordent une pause après leur travail dans les plantations de thé. Immédiatement la conversation s'engage avec les mains car personne ne parle Anglais. Des femmes qui veulent m'inviter à manger le peu qu'elles ont. Je leur réponds que j'ai déjà le ventre plein, ce qui les fait sourire. J'aurai tout de même droit à mon stock de mandarines.

 

 

Sur le chemin du retour, un motard propose gentiment de me ramener à Kalaw. Ca me fait gagner 1 h 30 de marche et surtout ça m'évite une belle averse sur la tête, d'autant plus que je n'ai rien pour me protéger. De retour dans le bourg, je fonce chez Poe Poe, la pâtisserie de Kalaw où je dévore un chausson aux bananes.

 

Le soir, après une si grande marche, je m'endors en une poignée de minutes.

Mardi 3 janvier : La pluie s'invite dans le voyage

 

 

Je suis réveillé au petit matin par la pluie. Des trombes d'eau s'abattent sur Kalaw ce qui contrarie mes plans de trekking. Je plains les pauvres touristes qui partent en file indienne munis d'imperméables en direction du lac Inle. Je leur souhaite un trek pluvieux, trek heureux. 

 

 

Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. C'est correct, mais avec le froid, je ne demande pas de rab. Entre les gouttes, je file au marché de Kalaw où c'est le grand jour dans le calendrier des 5 jours. La pluie ne semble pas effrayer marchands et acheteurs. Il y a du monde. Parapluies, imperméables et bâches plastiques sont de sortie entre les poulets, les poissons, le thé, les pommes et les bananes.

 

 

Le midi, je me réfugie dans le marché couvert où les petits restos font salle comble avec les locaux. C'est le signe que ça doit être bon. Je me laisse tenter par des Shan noddles au poulet (500 k). Un vrai régal. A table, j'ai le droit à de nombreux sourires, quelques mots en Anglais de la part de mes voisins de table. Certains m'incitent aussi à rajouter du piment dans mon plat, ce que je refuse gentiment leur faisant comprendre que je ne peux pas ingurgiter des doses comme eux. Je suscite la curiosité, il faut dire que je suis le seul touriste au beau milieu des Birmans à table.

 

 

Comme il pleut toujours, je continue ma balade entre les flaques dans le marché couvert. Tout à coup, un brouhaha pas possible se fait entendre dans une allée. Tiens tiens que se passe-t-il ? Je tombe sur les stands des couturières où sont rassemblées de nombreuses familles Palaungs qui attendent que leurs habits soient raccommodés. Comme quoi les tenues traditionnelles n'ont pas totalement disparu. En fin de journée, je recroiserai ces familles qui prennent des transports collectifs bondés en partance vers leurs villages dans les montagnes.

 

La pluie me désespère et je retourne à la guesthouse me faire une toilette. Comme un fait exprès, la pluie cesse à mon arrivée. Je décide de téléphoner à un hôtel à Pinlaung, ma prochaine destination. Le nom est facile à retenir, c'est l'hôtel Pinlaung. Mon interlocuteur est surpris de mon appel. Je lui demande en Anglais s'il a une chambre pour demain. Il me répond ok ok, mais je me demande s'il a compris ce que je lui racontais. Ce sera la surprise demain.

 

 

En fin de journée, je retourne dans mon petit resto du marché où un autre plat dont j'ignore le nom me tentait bien. Une sorte de purée de tofu avec des noddles (500 k) encore meilleur que le midi. Je le saurai plus tard, c'es du tofu nway. La pluie fait son retour. Et dire que pendant ce temps-là, il y a des touristes qui doivent être trempés pendant leur trek.

Mercredi 4 janvier : Pinlaung, ici Pinlaung !

 

 

Réveil au petit matin, la pluie a enfin cessé. Il était temps. Après le petit déjeuner, je quitte le Rail Road Hotel qui ne m'a pas laissé un grand souvenir. On ne me saluera même pas au moment du départ. Je vais à la gare toute proche où le train pour Pinlaung est prévu à 9 h 30. Finalement, il entre en gare à 9 h 10 et le départ est donné à 9 h 15. Décidément avec les horaires, il y a de quoi s'y perdre en Birmanie. 

 

 

C'est un petit train avec seulement trois wagons de passagers (1 000 k le trajet). Rien à voir avec les autres trains que j'ai déjà pris à travers le pays. Ici, pas de vendeurs ambulants dans les compartiments. L'ambiance est très relax hormis les wagons qui tremblent au passage sur les rails. J'admire des paysages de montagne, des plaines et beaucoup de cultures dans lesquels travaillent hommes et femmes, principalement des Pa'os reconnaissables à leurs serviettes autour de la tête. 

 

 

C'est la période de la récolte des choux que l'on aperçoit sur le bord des routes. Je suis surpris de voir des hommes arroser les cultures avec des bonbonnes derrière le dis. J'ai bien peur que les terres soient traitées alors qu'avec un tel climat je pensais que ce n'était guère utile. 

 

 

Arrivé dans la première celle d'Aungban, on m'annonce 45 minutes d'arrêt. Je prends mon temps, flâne sur les quais, les ruelles voisines de la gare et une sorte de marché de gros où il y a des tas énormes de piment et encore et toujours des choux. Je m'arrête prendre un café et quelques gâteaux me disant qu'il ne faut pas que je tarde trop. Finalement un agent des trains vient gentiment me rappeler à l'ordre, ne faisant comprendre que le départ du train est imminent.

 

 

Je remonte à bord avec les mêmes passagers qui pour la plupart vont jusqu'à Loikaw, destination que je connais déjà avec ses célèbres femmes girafes. Le train poursuit son trajet à travers la vallée, dans un secteur qui était encore interdit, il y a quelques années, aux étrangers sans autorisation. On s'arrête dans des gares improbables, bordées de seulement quelques maisons. Des villages où la vie semble s'être arrêtée. Seuls des enfants jouent dans les rues en terre, tandis que les adultes sont partis travailler dans les champs.

 

 

Dans mon compartiment, une famille birmane veut sympathiser avec moi et m'offrir le repas, mais j'ai déjà bien mangé avant et j'avoue aussi que ce n'est pas trop dans mes habitudes de profiter de la gentillesse des autres passagers. On s'échange quelques sourires. Ils veulent savoir d'où je viens, où je vais et pourquoi je ne fais pas comme tous les autres touristes. A savoir aller au lac Inle. Comment leur expliquer qu'après tant de voyages en Birmanie, je privilégie maintenant des destinations encore peu prisées des touristes.

 

Il est maintenant 15 heures et on approche de Pinlaung. Le train traverse la ville mais ne s'arrête pas. Je ne m'en fais guère. Sauf que l'on où m'arrête, je suis au moins à 3 km de la ville. En gare, je suis le seul à descendre, évidemment pas un seul taxi à l'horizon. C'est parti maintenant pour une bonne marche dans l'espoir de trouver une guesthouse. Je voulais trouver des coins paumés, me voilà servi !

 

 

Finalement un jeune à moto s'arrête et m'emmène jusqu'au centre de Pinlaung, avant de me déposer à l'hôtel Pinlaung. Un établissement un peu excentré au pied des montagnes et dans un endroit qui semble tout calme. Il y a des bungalows avec de belles chambres annoncées à 35 000 k et d'autres à 25 000 de taille encore très convenable. Seul bémol : il n'y a pas d'eau chaude dans la très belle salle de bain et pas de petit déjeuner. 

 

 

Je dépose mon sac et pars faire un tour dans cette ville relativement étendue, nichée dans les montagnes et entourée de pagodes. Le cadre est sublime et pourrait se prêter au trekking, du moins s'il y avait chemins balisés et des villages à découvrir dans les environs ce qui ne semble pas être le cas. Je vais me promener dans de petites ruelles avec des habitations à flanc de colline. Les locaux m'observent avec curiosité. Que peut bien faire un étranger ici ? doivent-ils se dire.

 

En fin de journée, je vais manger dans un petit resto de rue où le cuisinier fait cuire des sortes de crêpes indiennes, dont certaines sont fourrées de pommes de terre. Un délice. Les patrons parlent très bien Anglais et me donnent des infos sur les transports pour Pekhon (2 000 k le trajet) et me confirment qu'il y a des guesthouses sur place. Je prends note. Je mangerai pour 500 kyats, un prix dérisoire par rapport à la quantité de crêpes et à la qualité aussi.

 

La nuit tombe déjà et vais me balader dans des ruelles à peine éclairées. Les Birmans ont l'air d'en faire autant, je croire des femmes accompagnées d'enfants qui font leur petite marche. Je retourne dans ma chambre et là mauvaise surprise, il y a un karaoké particulièrement jusqu'aux premières heures de mon sommeil. Et dire que l'endroit paraissait si calme.

 

Jeudi 5 janvier : Un touriste pour des centaines de Pa'os

 

 

Je prépare mon petit déjeuner dans la chambre et décide de prendre la route pour Pekhon. Je n'ai pas trop de chance avec les jours de grand marché, celui de Pinlaung arrive trop tardivement et je me vois mal passer 3 ou 4 nuits ici, sachant que je suis attendu dans le nord du pays pour le festival Nagas et qu'il faut faire face à toute sorte d'imprévus. Dont celui de ce matin. On me prévient qu'il n'y a aucun transport qui se rend à Pekhon car la route est coupée à cause des intempéries de ces derniers jours. La rivière a apparemment débordé sur la chaussée.

 

Le patron du resto de rue rencontré la veille veut bien me dépanner et m'emmène jusqu'aux moto-taxis, mais ces derniers m'annoncent des prix de 50 000 k rien que pour aller jusqu'à Pekhon. Bien rop cher.

 

Finalement, je me retrouve invité chez la soeur du restaurateur à manger une salade de papaye aux piments. Excellent ce petit mélange de sucré-salé. Mon nouvel ami, lui, me conseille d'attendre demain pour un transport car la route sera dégagée.

 

Je décide alors de me réfugier dans l'hôtel plus central - juste en face de son resto - le Wine Wine Lae Motel où une chambre avec de l'eau chaude cette fois et moins belle que la précédente m'est facturée 25 000 k également. Mais je jouis d'une plus belle vue sur les montagnes. 

 

 

Je pars justement en balade dans les montagnes un peu au hasard, sachant qu'une pagode perchée à un sommet m'intrigue. Pas simple de trouver un accès dans la forêt. Finalement, une Birmane à moto vient m'accompagner. Elle abandonne même son engin pour me montrer un petit chemin qui mène à la pagode. Un chemin que je ne serai jamais parvenu à trouver seul. Elle repart tranquillement sans même que je n'ai eu le temps de la remercier.

 

Après une bonne suée, j'atteins le sommet, avec une vue grandiose sur la ville et les montagnes aux alentours. En ce début d'après-midi, je ne sais plus trop où aller. On m'a signalé qu'il y avait des villages Pa'os mais qu'ils étaient assez éloignés de Pinlaung.

 

Je tente de retourner voir les moto-taxis rencontrés dans la matinée près du marché, sans grandes illusions. Ils ne parlent pas un mot d'Anglais. Je leur montre quelques photos de femmes Pa'os sur mon appareil. L'un des pilotes me fait comprendre qu'il connaît un village. Il me réclame 10 000 k, je négocie à 8 000 en disant que je ne prenais pas de grands risques. Où va-t-il bien pouvoir m'emmener, lui qui n'a certainement jamais côtoyé un touriste.

 

On part sur la route d'Aungban, il a l'air pressé et s'arrête un peu partout pour demander son chemin. Je crains le pire, mais je vais vite être rassuré. On emprunte un petit chemin de terre et arrivons dans un village où à ma grande surprise il y a des centaines de Pa'os tous en tenue traditionnelle. Je crois d'abord être sur un marché, mais c'est en fait une cérémonie. Je n'en demandais pas tant.

 

 

 

 

C'est la première fois que je me retrouve entouré d'autant de Pa'os. Même sur les marchés autour du lac Inle, ça ne m'est jamais arrivé. Et bien entendu, dans un coin si perdu, il n'y a pas l'ombre d'un touriste. Les femmes ont sorti les costumes noirs et les serviettes de couleur orange sur la tête. Les hommes, eux, portent le pantalon noir et la chemise blanche, sans oublier la serviette sur la tête. Des Pa'os tiendront absolument à ce que je porte la tenue traditionnelle, je me contenterai de la serviette. Bon il faut l'avouer, ce n'était pas une grande réussite.

 

Les femmes prient, tandis que les hommes fument le cheerot. J'admire ce qui est à mes yeux un spectacle et pour les locaux une cérémonie traditionnelle faite de prières. Je croise plusieurs jeunes filles dont les tenues et les coiffes sont encore plus élégantes. Des filles qui sont chargées de la cuisine et de la vaisselle et qui n'ont pas du tout l'air impressionné par ma présence. Bien au contraire, elles s'en amusent.

 

 

 

 

De son côté, mon chauffeur s'impatiente. Il n'a apparemment pas compris que pour un touriste, se retrouver ici est un moment privilégié et que ça donne envie de prendre tout son temps. Un jeune Pa'o parlant quelques mots d'Anglais veut me faire visiter son village. On va passer devant l'école, un terrain où il élève son seul boeuf et enfin il me fait visiter sa maison dans laquelle sa mère cuisine pendant que son père semble se remettre difficilement de l'apéritif. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

toute la famille veut être prise en photo et mon hôte va m'offrir du thé vert qui s'avérera excellent. Il paraît que c'est un des meilleurs du pays. Je quitte les lieux avec bien des regrets car j'avoue que j'y aurai bien passé la soirée sachant que des danses étaient prévues. Retour à Pinlaung après ce très bon moment qui ne me fait pas regretter ce passage en terre Pa'o.

 

 

 

Et dire que sur les forums de voyage, de rares touristes qui s'étaient arrêtés ici m'avaiensignalé que les tenues traditionnelles ne faisaient pas partie du décor.

 

 

 

 

 

Le soir, je retrouve mon restaurateur préféré qui me donne l'adresse d'un hôtel à Pekhon. Puis vais me dégourdir les jambes en participant à une partie de foot birman. Un peu trop technique à mon gt. Le soir, repas chez l'ami birman avec à nouveau des en-cas grillés délicieux. Je vais me coucher tôt car il veut me voir à 5 h 30 afin de trouver un transport pour Pekhon. En croisant les doigts pour la route ne soit plus bloquée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Paulette 05/02/2017 19:50

Bravo Christophe et merci pour tes impressions de voyage et tes belles photos. Grâce à toi je suis allée à Mindat et à Kanpetlet, région que je n'aurais pas eu l'idée d'aller visiter. De très beaux moments durant mon voyage au Myanmar en janvier. Le temps passe trop vite et depuis mon retour je n'ai qu'une envie… y retourner.
Bonne suite de séjour et à bientôt pour d'autres nouvelles.

Paulette

Christophe 05/02/2017 21:56

Ah ah ça tu le sauras dans un prochain épisode.
Christophe

Paulette 05/02/2017 19:51

Je suis d'ailleurs curieuse de voir si tu as réussi à aller au festival du nouvel an au Nagaland.

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