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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

La Birmanie (Myanmar) de la côte ouest de l'Arakan, aux montagnes de l'état Shan, en passant par le delta de l'Irrawaddy, l'état Kayah, l'état Chin et les coins les plus reculés du pays... Vingt ans d'expérience à vous faire partager avant votre départ pour l'aventure.


En terrain conquis chez les femmes tatouées

Publié par Christophe sur 19 Novembre 2017, 18:55pm

Une longue remontée en bus du delta de l'Irrawaddy vers les montagnes de l'état Chin et le gros bourg de Mindat, où les femmes au visage tatoué me surprennent toujours autant.

 

Samedi 7 octobre : Paysages sublimes de Pathein à Pyay

 

 

Il est 10 heures, un moto-taxi m'emmène à la station de bus, à l'autre bout de la ville (2 000 k). Le trajet jusque Pyay se fera en minibus où je bénéficie d'une bonne place, près de la vitre pour mieux apprécier les paysages. Et je ne vais pas être déçu car les paysages sur la route sont absolument sublimes : rizières, étendues d'eau, rivières, grandes forêts, les montagnes de l'Arakan à l'horizon...

 

 

Et dire qu'on se plaint souvent que la Birmanie manque de verdure. Ici, c'est tout le contraire. Quant aux petits villages traversés, ils sont tout aussi plaisants avec leurs maisons aux toits de chaume, les pieds dans l'eau d'un côté, les rizières de l'autre.

 

 

Il est près de 17 heures lorsque j'arrive à Pyay et je vois au bord de la route un panneau indiquant l'hôtel que j'ai réservé. Ni une, ni deux, je demande au chauffeur de s'arrêter. Me voilà arrivé à la guesthouse Naung Yoe. Un endroit charmant avec une chambre confortable, surtout le grand lit et l'eau chaude que je n'avais plus connue depuis mon départ de Yangon. Le prix de la chambre : 30 000 k. A peine le temps de m'installer qu'un personnel de l'établissement veut me faire visiter une partie de la ville, située à plus d'un kilomètre de l'hôtel. Nous voilà partis à moto, direction la pagode Shwesandaw, le haut lieu de culte de la ville. Des jeunes filles m'approchent pour être photographiées en ma compagnie. Ce n'est pas tous les jours qu'elles croisent un étranger ici. L'une d'entre elles est particulièrement entreprenante et va même jusqu'à m'enlacer. A croire que les Birmanes se dévergondent.

 

Mon accompagnateur m'emmène ensuite au Night market où je vais manger un excellent poulet sauce aigre douce (3 200 k). Retour à l'hôtel où la nuit sera excellente.

 

Dimanche 8 octobre : Un dimanche à bicyclette

 

 

Tout allait bien ce matin jusqu'au moment où j'ai achevé mon petit déjeuner sur la terrasse de ma chambre. L'hôtel s'agrandit et voilà que les ouvriers débarquent de bon matin. C'est parti pour la bétonneuse avec le bruit et les odeurs en prime. Je vais me plaindre à la réception et accepte de rester une deuxième nuit dans une autre chambre et avec un prix de 20 000 k. Car ce vacarme matinal m'a contrarié. Ma requête est acceptée.

 

 

Je loue un VTT plus que correct dans l'établissement (2 000 k la journée) et file en direction de la ville. C'est dimanche et la circulation est encore calme. Je décide de longer la rivière Irrawaddy. Mon seul objectif : prendre des petits chemins et traverser des villages isolés. Ce que je fais assez facilement jusqu'à me retrouver dans des chemins boueux, les pieds dans la gadoue et les roues du vélo enfoncées dans la terre. C'est ça de vouloir jouer aux aventuriers. Dans un village, une femme voit dans quel état je me suis mis et elle accepte que je prenne de l'eau dans son puits pour repartir propre. Je me débarbouille vite, mais elle me tend un nouveau seau d'eau car elle tient absolument à ce que je reparte nickel.

 

 

Il fait une chaleur à la limite du supportable et je dois de temps à autre me mettre à l'abri comme dans ce tea shop où en buvant un jus de canne à sucre, je regarde des Birmans jouer à un jeu qui s'apparente au billard miniature avec des jetons.

Retour sur Pyay (que l'on prononce Pyi, je dis ça car ça m'a joué de vilains tours au niveau orientation), où je vais manger un curry à proximité de la pagode Shwesandaw. Une petite dizaine de plats va se succéder sur la table, certains pas mauvais du tout, d'autres beaucoup moins appréciables pour nos palais occidentaux.

 

 

Retour à l'hôtel où le personnel a l'air à moitié endormi. Et je vais passer un moment à essayer de les secouer. Il y a d'abord eu la perte de la clé de ma chambre. En réponse, j'ai droit à  des " wait, wait " (attendez, attendez !). La clé retrouvée, je pénètre dans la chambre où la clim' ne fonctionne plus, une fois encore, j'ai droit en retour à des " wait, wait ". J'ai aussi demandé à la réception de me réserver un billet de bus pour Pakkoku demain. Lorsque je m'apprête à quitter l'établissement, on me lance des " wait wait " car l'homme chargé de ramener le billet ne va pas tarder. Vingt minutes plus tard, il n'est toujours pas là. Finalement, je le croiserai sur le chemin en quittant l'hôtel. Avant que je me rende compte que le wifi ne fonctionne plus. Cette fois, je n'avise même pas la réception, m'attendant encore une fois à une réponse du genre " wait, wait ". 

 

 

Malgré tout, je prends cela avec le sourire. Et dès que je croise un membre du personnel et qu'il me salue, je lui envoie des " wait, wait " qui nous font bien sourire. Bon au final, la Naung Yoe guesthouse se trouve référencée sur les sites marchands d'internet, mais il y a encore beaucoup d'efforts à fournir pour accueillir les touristes étrangers dans de bonnes conditions. Et je ne parle pas de l'Anglais quasiment incompris de l'ensemble du personnel.

 

 

En fin de journée, je vais boire un verre sous un parasol face à la rivière. J'ai espoir d'assister à un merveilleux coucher de soleil. Espoir de courte durée car un orage fait son apparition. Heureusement que je suis en partie à l'abri sous le parasol. Il y en a un qui est ravi, c'est le vélo qui se retrouve tout propre. Après le déluge, retour à l'hôtel.

 

Lundi 9 octobre : Une journée sur la route et dans les bouchons

 

 

Ce matin, direction la station de bus pour un départ en direction de Pakkoku, prévu à 8 h 30. Je quitte tranquillement la guesthouse où on ne s'était pas bien compris sur le prix de la dernière nuit, entre 20 000 kyats et 20 dollars, ce qui n'est pas la même chose. Finalement, j'obtiens gain de cause... pour le tarif le plus bas. 

 

Je suis à l'avant dans le minibus et ça commence par un interminable bouchon à la sortie de Pyay avec deux policiers débordés qui ne savent pas comment faire circuler les véhicules dans un sens ou dans l'autre. La route est en travaux sur une voie et en plus, il y a un accident à l'entrée du chantier. Bref, il faudra environ 1 heure pour sortir de cet embouteillage et des odeurs de pots d'échappement. 

 

 

Plus on s'éloigne de Pyay et plus les paysages changent. Les rizières disparaissent peu à peu et les étendues d'eau aussi. Les terres paraissent plus sèches, mais le vert l'emporte encore à la sortie de la saison des pluies. On passe par Magwe, la ville la plus chaude du pays, puis Kyaukpadaung avant d'atteindre Nyaung U où un nombre impressionnant d'hôtels est en construction. Ce qui ne met pas toujours en valeur le site de Bagan et ses temples, car certains sont particulièrement moches. On arrive à Pakkoku sur les coups de 18 heures. A la station de bus, je trouve immédiatement un billet de bus (10 500 k) pour le transport du lendemain matin à Mindat. Il faudra que je me lève aux aurores car le départ est prévu à 6 h 30.

 

 

 

Un moto-taxi (1 000 k) se propose de m'emmener dans une guesthouse où j'avais déjà été par le passé. En arrivant dans l'établissement, l'accueil est très discret. J'ai même le sentiment de déranger. Après un bref échange, je comprends vite : la patronne n'a plus de licence pour accueillir les étrangers et si elle déroge à la règle, elle risque gros. Par le passé, cet établissement était réputé pour ses positions contre la junte militaire. Malgré tout, j'ai le droit de dormir dans la guesthouse, mais dans la plus grande des discrétions. Interdiction d'en sortir le soir pour aller manger à l'extérieur, au cas où on me repérerait. C'est donc la patronne qui me ramènera de quoi manger. Je pensais que l'établissement allait profiter de l'élection d'Aung San Su Kyi et qu'il pourrait fonctionner en toute liberté. Preuve que tout n'est pas réglé dans le pays. J'ai longtemps hésité à faire part de cette expérience sur mon blog et j'ose espérer que les autorités ne tomberont pas sur mes écrits (Après réflexion, j'ai décidé de taire le nom de l'établissement).

 

Au final, la chambre au confort sommaire et le repas du soir, dont une soupe hyper pimentée, me reviendront à 15 000 k. 

 

Mardi 10 octobre : En terrain conquis à Mindat

 

 

Réveil à 5 h 30 et à 6 heures, départ dans la plus grande discrétion de la guesthouse. La patronne me dépose à moto à deux pas de la station de bus pour ne pas être vue avec un étranger. Oui car ici, il y a des mouchards. En 2017, je ne pensais pas vivre une telle situation en Birmanie, j'ai eu l'impression de revenir dans le passé, à l'époque où la junte militaire avait tous les pouvoirs.

 

 

Il n'est pas encore 6 h 30 et j'ai le temps de prendre un petit déjeuner très local : riz, oeufs, salade de tomates et café pour 1 000 k. J'ai récupéré un bon siège dans le minibus. Pour la vue, c'est l'idéal avec la proximité de la vitre, mais le siège donne de sérieux signes de fatigue. A peine trente minutes de trajet qu'il s'arrête déjà pour une surchauffe de moteur. Qu'est-ce que ça va être lorsque l'on va atteindre les montagnes. Pas manqué, on aura une nouvelle panne de moteur à mi-parcours et une plus sérieuse dans la montée menant à Mindat. Résultat : j'arrive à Mindat à 14 h 30 avec plus ou moins 2 heures de retard, sachant que la route s'est bien améliorée depuis ma dernière visite.

 

 

Petite frayeur en arrivant à Mindat, on est dans les nuages, il commence à faire froid et voilà qu'il se met à tomber une belle averse. En plus en arrivant, je n'ai même pas reconnu la guesthouse Sé Naing Family où j'ai mes habitudes et dont le grand panneau l'annonçant a disparu. Heureusement le chauffeur est bien aimable et accepte de revenir sur ses pas. Ca m'évite ainsi d'arriver trempé. 

 

 

A peine je pose un pied dans l'établissement que la patronne, habituellement réservée, me fait une grande accolade. Elle a la mine réjouie et me fait part que de nombreux touristes francophones sont venus dans son établissement depuis je mets en valeur Mindat sur le blog. Elle m'en remercie et me fait faire le tour de la guesthouse où de nouvelles chambres ont fait leur apparition sur le toit. Elles sont toutes mignonnes et avec une vue splendide sur les montagnes. Avec en prime, les WC et une douche avec eau chaude à l'intérieur. Cool, c'est une chambre comme celle-là dont je disposerai. Après tous ces remerciements, je pars en reconnaissance voir si le bourg n'a pas trop changé.

 

 

Il n'y a pas si longtemps des touristes m'écrivaient sur un forum de voyage pour me signifier qu'ils n'avaient quasiment pas vu de femmes au visage tatoué. Il me faut à peine 5 minutes de marche pour en croiser une et lui demander gentiment de poser pour une photo, ce qu'elle accepte volontiers. Ma deuxième tentative avec une femme au visage tatoué de points noirs et avec des morceaux de bois dans les oreilles se traduira par un échec. Ca ne peut pas marcher à tous les coups. Et pas question de forcer ces personnes âgées, si elles n'ont aucune envie d'être photographiées. Un peu de respect quand même pour l'intimité de ces femmes.

 

 

En longeant la rue principale, je croiserai encore d'autres femmes dont une majorité portant le tatouage typique de Mindat, avec une sorte de grand B sur la joue. Au fil de ma promenade, je me rends compte que Mindat n'a pas tant changé que ça, hormis peut-être l'arrivée de nouveaux restaurants et de deux ou trois boutiques de souvenirs de l'état Chin.

 

 

Le marché a également été déplacé de quelques mètres et un imposant chantier est en construction là où il était par le passé.

 

 

Le soir, repas dans un resto du centre qui annonce fièrement sur sa devanture qu'il concocte des spécialités birmanes. J'aurais droit à un excellent curry porc avec huit plats pour 1 500 k. 

 

Mercredi 11 octobre : Les plus beaux tatouages se dévoilent

 

 

Ce matin, je découvre le petit déjeuner de la Sé Naing guesthouse. C'est très réussi avec du café, du thé, du riz, des oeufs, de la viande avec des légumes, du pain, du beurre, de la confiture... De quoi satisfaire l'estomac avant un bon trekking.

 

 

A peine je sors de la guesthouse qu'un jeune à moto et parlant Anglais m'aborde. Il veut m'emmener voir ses grands mères dont le visage est tatoué. Dans n'importe quel autre pays, on refuserait en se disant que c'est encore une arnaque à touristes. Mais en Birmanie, et plus particulièrement dans l'état Chin, ce genre de pratique n'existe pas. Me voilà chez la première femme âgée, toute surprise que son petit-fils ramène un étranger. Mais elle a le sourire et s'absente quelques instants, juste pour se changer et revêtir la tenue traditionnelle. C'est parti pour une petite séance photo.

 

 

La seconde grande-mère est bien plus âgée. Elle a 85 ans. On rentre carrément chez elle, dans une maison en dur bien aménagée. Je suis invité à boire le café et elle m'offre des friandises. Elle me montre d'anciennes photos de sa famille avec les tenues de l'époque. On passe en revue, sa mère, son père qui a combattu avec les Anglais... C'est émouvant. La vieille dame se confie et indique qu'elle porte le tatouage sur le visage depuis l'âge de 14 ans. Une pratique très douloureuse insiste-t-elle. A tel point que durant un mois, elle n'a pas réussi à avaler un seul grain de riz tellement elle souffrait. Le jeune homme qui m'accompagne me sert de traducteur, il est fier de me présenter à sa famille.

 

 

Le reste de la journée, c'est à pied que je vais le faire, montant et descendant les routes du bourg, et croisant des dizaines et des dizaines de femmes tatouées, aussi bien en chemin que dans les maisons. Les plus spectaculaires, ce sont celles avec d'énormes anneaux en bois dans les oreilles. Croyez-moi, pour percer les oreilles à ce point-là, ça ne doit pas être une partie de plaisir. L'une d'entre elles a même mis des fleurs à l'intérieur des morceaux de bois, ce qui est du plus bel effet. Les femmes se laissent assez facilement photographier, certaines même prennent la pause et se recoiffent avant pour être le plus possible à leur avantage. 

 

 

Le midi, je me laisse tenter par une assiette de noddle soupe à 800 k, dans une échoppe juste à côté du marché et de l'arrêt des bus. Vraiment succulent. L'après-midi, je poursuis ma virée. Heureusement je ne suis pas bien loin de la guesthouse car le ciel s'assombrit et il va d'un coup tomber des cordes. J'en profite pour me reposer un peu. Vers 16 heures, le ciel retrouve des couleurs et j'emprunte un autre chemin en terre, sur lequel je rencontre encore de nombreuses femmes tatouées et des enfants en train de jouer, ou se laver en pleine rue.

 

 

Certains enfants ne sont pas rassurés par ma présence et s'enfuient en courant. Le tourisme commence tout juste à se développer dans la région, mais les étrangers par ici, ce n'est pas encore fréquent.

 

 

A proximité du marché, je me renseigne sur les départs de bus et apprends qu'il y un transport chaque jour en direction de Mandalay. Ce qui m'arrange bien dans la perspective du long périple à venir vers le lac Indawgyi, dans l'état Kachin au nord du pays.

 

 

A Mindat, je n'ai toujours pas accès à internet, ce qui ne me dérange pas vraiment. Sauf pour contacter mes amis birmans dont un que je compte rejoindre ces prochains jours dans les environs du Mont Popa. Il faudra attendre que je pose le pied à Mandalay pour être à nouveau connecté.

 

 

 

Jeudi 12 octobre : La journée des sacrifices

 

 

 

Il a plu quasiment toute la nuit et au réveil, ça ne s'arrange pas vraiment. Moi qui voulais me lancer dans un long trek pour cette dernière journée à Mindat, c'est plutôt compromis. Je profite du petit déjeuner et prends tout mon temps. Avec une surprise de la chef, en plus du riz et des oeufs, elle a préparé des frites. Il fallait oser. Ce matin, la patronne est aux petits soins et me prépare des toasts. Je suis presque trop gâté.

 

 

Il y a trois touristes aujourd'hui dans l'établissement dont deux Allemands qui reviennent enchantés d'un trek de trois jours autour de Mindat. Je n'ai pas osé leur demander le prix.

 

 

La pluie a enfin cessé et c'est à mon tour de partir en trek. Je traverse une bonne partie du bourg, m'arrête à deux ou trois reprises à la rencontre de femmes tatouées dont deux ont des mines plus que réjouies.

 

 

Puis je bifurque vers un chemin de terre sur la droite de la route principale, d'où j'aperçois un village en contrebas qui m'a toujours intrigué et où je ne suis encore jamais allé. Me voilà engagé pour une bonne heure de marche, essentiellement en descente. Je croise quelques rares locaux, toujours souriants et curieux de me voir ici. Comme cet homme avec son fusil à l'épaule ou cette femme tatouée avec un énorme panier dans le dos. 

 

 

Quelques maisons sont disséminées à travers les montagnes et j'avoue qu'il n'y a pas beaucoup d'animation. Les adultes se font rares et seuls les enfants jouent au pied des habitations. J'atteins enfin mon objectif. Le village n'est pas bien grand, une quinzaine de maisons, guère plus. Et à ma grande déception, on m'explique qu'il n'y a plus d'autres villages dans le secteur tout simplement parce que le chemin s'arrête ici.

 

 

Mais la dernière maison accessible va m'offrir une drôle de surprise. J'arrive en plein pendant un sacrifice. Un coq, puis un poulet sont sacrifiés sous mes yeux. Ames sensibles s'abstenir car il y a quand même pas mal de sang qui coule.

 

 

Les hommes sont chargés de la cérémonie, ils entonnent des prières et serrent très fort le cou des volatiles pour les asphyxier. La scène se déroule devant divers objets apparemment sacrés : deux fusils, un arc à flèche, un oeuf qui trône sur un bâton... Le sang des bêtes est réparti sur ces objets. Puis le coq et le poulet morts sont à moitié dépecés. 

 

 

Je ne suis pas la cérémonie dans tous ces détails et profite davantage de la présence toute proche de femmes tatouées pour ainsi les photographier et essayer d'échanger avec elles, avec la langue des signes. A peine les sacrifices terminés, la pluie refait son apparition. Je suis bon pour rester bloquer ici, ce qui ne me dérange guère.

 

 

Je suis invité à pénétrer dans la maison où on m'offre un verre d'alcool de millet fermenté, puis le repas avec bien évidemment du poulet au menu. Je communique avec un homme qui s'exprime très correctement en Anglais. Il me pose des tas de questions sur mon pays et veut aussi savoir tous les lieux que je connais en Birmanie. Et quand je lui évoque le lac Indawgyi - ma prochaine destination - ça tombe plutôt bien car il connaît parfaitement pour y avoir vécu. J'apprendrai plus tard que cet homme ne parle pas Birman et qu'il utilise au quotidien la langue Chin. 

 

 

L'heure tourne et la pluie tombe toujours. Le ciel est bien bas et je commence à me dire que ça ne cessera pas de la journée. A 16 h 45, je plie bagage. Mes hôtes me prêtent un parapluie, car bien évidemment je suis parti sans rien, sans même un imperméable. Me voilà reparti pour une bonne heure de grimpette, sous la pluie.

 

 

J'arrive enfin sur la route principale et la pluie a redoublé d'intensité. La nuit tombe et une moto s'arrête. Le pilote va me déposer à deux pas du marché. J'ai eu de la chance car en fait, il me restait encore une longue distance à effectuer.

Demain matin, je prendrai la route de Mandalay pour aller découvrir une destination qui m'est encore inconnue... le lac Indawgyi.

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F
How are you ?<br /> Christophe l m Monica. can you visit chin in mindat ?
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C
Hi Monica<br /> I am fine. Normally I come back to Mindat next october. See you soon<br /> Christophe
F
Il y a déjà trois ans de celà, je vous envoyais un message pour vous demander des conseils car nous partions avec une petite fille d’un peu moins de trois ans. Aujourd’hui je vous écris de chez Se Nang Family à Mindat pour vous dire que trois ans après nous sommes revenus au Myanmar grâce à votre blog, je m’inspire de vos récits pour vivre de grands moments que nous n’avons pas réussi à vivre ailleurs.Je tenais à vous remercier car sans vos récits mon mari, ma fille et moi ne serions sans doute jamais revenu ici. Kristel et Anja.
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C
Bonjour,<br /> <br /> Passez le bonjour à la patronne Monica de ma part, et donnez nous des nouvelles de Mindat qui a apparemment bien changé - que ce soit le marché et même la guesthouse - et où je ne suis pas allé depuis plusieurs mois !<br /> Christophe
M
A un mois du départ en Birmanie avec des amis croqueurs eux aussi, je me régale à vous lire, car nous allons à Mindat aussi et je me réjouis de pouvoir dessiner ces femmes aux tatouages incroyables, sans parler des boucles d'oreilles. Merci pour votre récit sensible et proche des gens. C'est passionnant. Nous partons le 6/1/18, vous serez sans doute rentré? Cordialement. Marie S.
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C
Bonjour<br /> Je suis déjà rentré mais le 6 janvier je serai de retour en Birmanie. Mais je ne compte pas retourner à Mindat.<br /> Bon voyage <br /> Christophe
G
la suite la suite !!!! merci Kristofe
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C
ça approche... d'ici la fin de la semaine :)
M
Bonsoir Christophe ! ah ! Mindat ! Les petits déj. de Monica sont excellents n'est ce pas ? Nous y retournons également fin janvier car nous avons adoré ce village. Nous pensons aussi aller découvrir Kanpetlet que nous n'avons pas pu faire l'année dernière. Le virus de la Birmanie nous a atteint à nous aussi ! bonne continuation, nous attendons les prochains articles.<br /> ( mon blog : evasiona2.over-blog.com =
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C
Merci beaucoup, passez le bonjour à la patronne de la guesthouse de ma part ça lui fera plaisir.<br /> Pour ce qui est de Kanpelet j'avais moins accroché.<br /> Christophe

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