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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

La Birmanie (Myanmar) de la côte ouest de l'Arakan, aux montagnes de l'état Shan, en passant par le delta de l'Irrawaddy, l'état Kayah, l'état Chin et les coins les plus reculés du pays... Vingt ans d'expérience à vous faire partager avant votre départ pour l'aventure.


Premiers pas dans le delta de l'Irrawaddy

Publié par Christophe sur 8 Novembre 2017, 15:44pm

C'est dans une région méconnue des touristes que mon voyage commence : le delta de l'Irrawaddy, à quelques heures de Yangon. Une destination où le bateau est le principal moyen de transport.

Samedi 30 septembre 2017 : Me voilà arrivé à Yangon, il est un peu plus de 20 heures. Vol avec Nokair depuis Bangkok où j'ai bénéficié d'une place surclassée où je peux étirer mes longues jambes et bénéficier d'un café. A l'aéroport de Yangon, les démarches sont rapides et désormais plus de visa qui remplit toute la page du passeport, mais juste un tampon. Tant mieux car il ne me reste plus que deux pages vierges sur le passeport. 

 

Pour le change, pas mal de banques ont déjà baissé le rideau. En fait, elles ferment à 21 heures. Le change y est toujours plus avantageux qu'en ville. Mais attention, quelques minutes avant la fermeture, on ne m'a pas autorisé à changer de grosses sommes d'argent faute de liquidités suffisantes dans les kiosques. Je changerai deux fois 100 euros (1 euro = 1 585 kyats). Je prends un taxi pour le centre ville, négocié à 8 000 k au lieu des 10 000 annoncés. Désormais les tarifs sont affichés à la sortie de l'aéroport, ce qui permet d'éviter d'éventuelles arnaques.

 

Je découvre pour la première fois la guesthouse Vibe Inn, dans la 17ème rue, réservée sur le site hotel.com. Une chambre plutôt grande avec WC et salle de bain pour un peu plus de 24 euros la nuit. Correct pour le centre de Yangon.

 

Dimanche 1er octobre : D'un port à l'autre

 

Ce matin, il faut que je me renseigne afin de trouver un bateau qui me mènera à Laputta ou Bogale dans le golfe de l'Irrawaddy, région que je ne connais pas encore. Par le passé, j'ai fait juste un bref passage à Pathein pour me rendre sur la côte à Chaunghta Beach. 

 

Pour trouver un bateau et se faire comprendre, ce n'est pas une mince affaire. Déjà à l'hôtel, le personnel se demandait ce que je pouvais bien aller faire à Bogale où quasiment aucun étranger ne va. La région a la triste réputation d'avoir souffert du cyclone Nargis, en 2008, qui a fait près de 140 000 morts.

 

A l'hôtel, on me conseille de me rendre au terminal de ferry appelé Nan Thida, non loin de la pagode Sule, où je dois normalement trouver mon bonheur. Pas de chance, il n'y a que des bateaux qui se rendent de l'autre côté de la rive à Dala.

 

 

Retour à la case départ, près de l'hôtel, où il y a un autre embarcadère, la Shwe Taung jetty. On me trimbale d'un embarcadère à un autre. Un coup, on me dit que c'est possible de partir demain pour Bogale, une autre fois, on m'annonce que c'est impossible. On me signale même qu'il y a un bateau qui part demain à 16 heures, mais sans aucune garantie.

 

Pour Laputta, les départs ne sont apparemment pas quotidiens. Je ne désarme pas et retourne en centre ville, à la MTT (l'office de tourisme birman) où on m'explique que le mieux est d'aller en bateau à Dala et de prendre ensuite un des nombreux bus en partance pour Bogale. Voilà une idée qui me séduit sachant que non loin de l'hôtel, de petites embarcations emmènent les passagers vers Dala pour à peine... 100 kyats. Ce que je tenterai demain...

 

 

Dans l'après-midi, je suis curieux de retourner dans un quartier proche de la gare centrale où j'étais allé il y a deux ans et où j'avais découvert une certaine misère à deux pas des hôtels huppés pour touristes. Une curiosité malsaine penseront certains. Non juste voir la réalité en ce qui me concerne. 

 

 

Avec le temps, il n'y a eu aucun changement. Pire même, j'ai le sentiment que la pauvreté a gagné du terrain. Ici, on ne vit que de petits boulots : récupération du plastique, vente de nourriture dans des petites roulottes, récupération du verre.... Les maisons ressemblent davantage à des abris de fortune avec quelques planches en bois couvertes de bâches en plastique. Disséminés dans le quartier, des puits et des toilettes publiques à l'hygiène douteuse.

 

 

Car ce qui frappe le plus ici, c'est la propreté. Des détritus jonchent le sol et un petit cours d'eau sert de décharge à ciel ouvert. Je suis sous le choc lorsque je vois un petit garçon se mettre à l'eau et nager entre les sacs poubelles et les déchets. 

Quelques mètres plus loin, je vois une fillette avec les jambes infestées de boutons. Comment peut-il en être autrement dans un tel environnement...

Malgré la misère, on me sourit, les enfants me saluent. Certains adultes doivent se demander pourquoi je leur rends visite alors que je devrais être à la pagode Shwedagon ou au marché Bogyoke. 

 

 

Un chauffeur de tricycle m'aborde et m'explique que c'est un quartier pauvre comme il en existe beaucoup à Yangon. Et qu'il ne faut pas que j'hésite à en témoigner afin que les étrangers comprennent que le peuple birman doit se contenter de très peu malgré les richesses de son pays, notamment les ressources naturelles. Au moment de quitter ce quartier, je tombe sur un attroupement. Une femme tient un énorme seau contenant de l'eau aromatisée qu'elle sert aux enfants. Je suis invité à boire un verre et ne peux que l'accepter malgré quelques doutes concernant la provenance de l'eau.

 

 

 

Lundi 2 octobre : En route pour le delta de l'Irrawaddy

 

Je quitte la Vibe Inn guesthouse après le petit déjeuner. Toujours avec le même étonnement de la part du personnel qui s'assure que je me rends vraiment à Bogale. J'annonce d'abord que je fais une halte à Dala. On me met en garde que des vols ont déjà été commis à l'encontre des touristes. Je prends note, sans réellement m'inquiéter. Finalement, les bateaux à 100 kyats refusent de me prendre au port tout proche de l'hôtel, pour la simple raison que je suis un étranger. Il me faut alors prendre un taxi (2 000 k) pour aller à Pansondan et traverser la rivière avec le ferry (2 000 k). A Dala, je trouve facilement un minibus qui part pour Bogale dans à peine 30 minutes. J'aurai droit à un siège avant pour 5 000 k. 

 

 

Plus le parcours avance, plus la végétation se fait luxuriante. Il y a un air de Sri Lanka avec tous ces arbres immenses et toute cette verdure. De petites rivières traversent les rizières, de petites maisons en bois sont au beau milieu d'étendues d'eau, ce qui cette fois me rappelle le sud du Vietnam. 

 

 

Les routes ont fait leur apparition depuis peu dans la région et permis de raccourcir les trajets qui se faisaient essentiellement en bateau par le passé. Les premières mangroves apparaissent ainsi que des oiseaux qui en ont fait leur terrain de prédilection. 

Les maisons, les pieds dans l'eau, sont accessibles par de petits ponts en bois. Il faut faire preuve d'agilité car certains sont très étroits. Après trois heures de route, j'arrive à Bogale, petite ville au bord de la rivière. Je trouve facilement la guesthouse Arkar Kyaw, à 20 000 k la nuit.

Ici, les anglophones se font rares. Il va falloir que je me débrouille seul dans cette région ignorée des étrangers.

 

 

Une ville où se mélangent plusieurs religions, avec deux mosquées sur la route principale, une majorité de bouddhistes et des vaches sacrées qui errent dans les rues. Curieuse ambiance. Je me retrouve dans un tea shop tenu par des musulmans. On échange quelques mots puis la discussion dévie sur la région de l'Arakan, lieu de tensions entre l'armée et les Rohingyas. On me parle juste des combats, mais sans un mot de plus, ni aucune explication. Je n'insiste pas.

 

 

Un petit tour au bord de la rivière pour prendre la température. Voir s'il y a des bateaux pour Laputta. J'ai toujours le droit à de multiples versions. Un coup oui, un coup non. On me dit aussi qu'il n'y a que des bus ou alors qu'il n'y a aucun transport pour s'y rendre. En comme l'Anglais n'est pas le point fort dans la région, j'avoue avoir un peu de mal à m'y retrouver.

 

 

Le soir, je me fais un très bon resto chinois à plus de 5 000 k avec une bière. La nuit sera un peu fraîche dans ma chambre à cause d'une clim' que je n'arrive pas à éteindre.

 

Mardi 3 octobre : Vélo et bateau autour de Bogale

 

Un membre du staff de la guesthouse m'avait promis un vélo ce matin. Evidemment il n'y a rien. Voilà qu'il m'envoie dans une boutique où il y a des vélos et motos exposées. La patronne - dont l'Anglais est quasiment inexistant - me propose un vélo à 6 000 k la journée. Je trouve ça un peu cher, mais j'accepte. Au moment de prendre le vélo, elle y appose des tas d'autocollants. Je me demande à quoi ça rime. Je lui présente les 6 000 k et me rends compte qu'on ne s'est pas compris du tout. En fait, elle en veut 60 000 k et surtout le vélo est uniquement à vendre.

 

 

Une jeune voisine vient à mon secours et me prévient qu'il n'y a rien à louer dans le magasin. Je fais la moue, et voilà que la patronne se propose de me prêter gratuitement son vélo personnel. Je n'en demandais pas tant ! 

 

 

Me voilà libre de me balader autour de Bogale où j'ai entraperçu de magnifiques paysages lors du trajet en minibus. Et je vais être gâté tout au long de la journée, empruntant des petits chemins le long de la rivière ou à travers les rizières. Je m'arrête dans de petits villages typiques de la région.

 

 

Des maisons en bois entourées d'eau, avec des canards tout autour, un ponton étroit pour accéder chez soi et une barque pour faciliter les transports. Car ici, sans barque, il est bien difficile d'effectuer de longs parcours. Il faut très souvent franchir des rivières pour atteindre sa destination et durant la saison des pluies, je suppose que toute la région du delta est couverte d'eau.

 

 

Le matin, je pose mon vélo pour arpenter les allées de deux marchés. Les étals regorgent de fruits et légumes, et surtout de poissons dont certains sont énormes. Je prends quelques photos car l'animation matinale s'y prête bien. A un moment donné, les vendeuses ont remarqué ma présence et réclament une photo avec à chaque fois des sourires inégalables.

 

 

Je poursuis mon chemin entre les maisons en bois, les enfants qui jouent dans les allées en terre ou carrément dans l'eau, et les marchandes ambulantes qui crient devant les habitations afin que les éventuels clients remarquent leur passage.

 

 

J'atteins alors un embarcadère. L'endroit est charmant et un batelier essaie de me faire comprendre qu'une balade est possible. Mon interlocuteur ne parle pas un mot d'Anglais, alors on s'explique avec les mains et on s'entend pour une virée d'une heure à 4 000 k. La chaleur est à son maximum malgré les gros nuages.

 

 

Une balade magique sur la rivière à admirer la végétation, les cocotiers et les nombreuses embarcations à moteur ou à rames qui empruntent cette voie. Puis on s'enfonce dans la mangrove, tout en longeant des maisons sorties de nulle part. Toutes encerclées d'eau, mais suffisamment aménagées pour être à l'abri. Je me demande quand même comment ça doit être en pleine saison des pluies lorsque l'eau monte encore.

 

 

La balade est des plus agréables et parmi les paysages proches des rivières que j'ai pu voir en Asie, c'est très certainement l'un des plus beaux. La végétation y étant pour beaucoup et la saison aussi, car on sort tout juste de la mousson.

 

 

Une journée splendide qui me donne encore plus envie d'explorer le delta et qui sait rejoindre Labutta, même si les informations se font très rares.

Enfin il y a une dernière solution pour atteindre cette destination et que l'on m'a proposée à plusieurs reprises : louer un bateau privé, les tarifs allant de 70 000 à 100 000 k. Je verrai demain s'il y a moyen de se joindre à des locaux pour réduire le coût. Le soir, dernier repas dans le resto chinois, le Golden Bell avec un plat de poulet, épicé comme il faut.

Mercredi 4 octobre : Tous les transports mènent à Labutta

A 6 h 30, je suis devant la réception de la guesthouse. On m'avait promis la veille de m'emmener à l'embarcadère pour le bateau de 7 heures vers Labutta. J'avoue que je n'y croyais pas trop. A la réception, mon interlocuteur de la veille n'est pas là et personne ne comprend rien à ce que je raconte. Finalement je me retrouve dans un tricycle, direction un embarcadère. En comme je m'y attendais, il n'y a aucun bateau qui se propose de m'emmener. On me conseille de prendre un bus pour atteindre mon but. Le tricycle m'y emmène et m'arrête devant un véhicule avec des banquettes. Coup de chance, la fille qui m'a permis d'avoir un vélo la veille est là. L'une des rares personnes avec qui j'ai parlé Anglais ici. Elle m'annonce que le véhicule va à Maundaw et de là, je pourrai prendre un autre transport, bus ou bateau pour Labutta. Je me fie à ce qu'elle dit et me voilà parti pour un peu plus d'une heure de trajet (3 000 k) sur une route cabossée en longeant rizières et cocotiers.

 

 

Une fois à destination, un batelier se propose de me transporter jusqu'à Labutta. Il m'annonce 50 000 k, je négocie à 45 000 le trajet de 3 h 30. Pas d'autre solution. Et finalement par rapport à ce que je vais découvrir, le prix en vaut la peine.

 

 

Le parcours sera absolument sublime. Le bateau emprunte de grandes voies navigables avant de se faufiler dans des passages étroits, en frôlant les branches, et permettant ainsi d'approcher au plus près les villages. Les enfants se baignent, les femmes font la toilette ou le linge tandis que les hommes pêchent. Tout au long du parcours, il y a de la vie sur la rivière qui rappelle sensiblement le sud du Vietnam, les vendeurs à bord des pirogues en moins. J'observe des oiseaux par centaines qui survolent la mangrove. Dommage que je ne sois pas un fin ornithologue pour les reconnaître.

 

 

Au final, la balade aura duré près de 4 heures. Le batelier va m'arrêter dans un endroit où il n'y a qu'une poignée de maisons et un embarcadère. Une moto me prend en charge et je comprends alors que Labutta est encore à  5 km de route.

 

 

Comme je m'y attendais, le pilote ne parle pas la langue de Shakespeare, mais il a compris que je cherchais un hôtel. Il s'arrête dans deux guesthouses qui n'acceptent pas les étrangers et dont le confort semble très sommaire. Finalement j'atterris à la Paris guesthouse où j'ai le droit à une grande chambre avec salle de bain somme toute convenable pour 20 000 k la nuit. Je ne perds pas une minute et pars à la découverte de la ville qui n'a pas de charme particulier. Demain, il faudra absolument que je débusque un vélo pour découvrir les environs. 

 

 

Les bords de la rivière sont plutôt sales avec des tas de détritus. J'essaie d'avoir des renseignements sur le bateau en partance pour Pathein. Je vous le donne en mille : c'est encore le flou le plus total. Au bout de la jetée, il y a des dizaines de bâtisses où hommes et femmes trient des crabes qui partiront ensuite pour Yangon. C'est la spécialité du coin et ça fait vivre une bonne partie de la population.

 

 

Je suis invité à la terrasse d'un tea shop par des hommes qui travaillent dans le milieu des crabes. Ce sont des porteurs de glace et de paniers. On essaie d'échanger, mais ce n'est pas simple car leur Anglais se limite à 3 ou 4 mots. Tout ce que j'ai compris c'est qu'ils sont très unis malgré leurs origines... Il y a des Birmans, des musulmans, des Bengalis, des Hindus et ça semble être la grande camaraderie. Si ça pouvait en être de même dans la région de l'Arakan.

 

 

Jeudi 5 octobre 2017 : La pluie s'invite dans le voyage

 

Ce matin, j'avais prévu de faire du vélo. Il va falloir revoir mes plans car la pluie est de la partie. Et lorsqu'il pleut dans cette région, les moments de répit sont rares. Heureusement, j'ai mon parapluie birman à 1 500 k qui me permet de me balader un peu dans la ville où bon nombre de magasins sont fermés pour cause de fête bouddhiste. Aujourd'hui, les Birmans célèbrent la pleine lune. Bref, je ne vais pas faire grand chose de la journée, à part manger d'excellents samosas à la banane, boire des thés, regarder le chargement des bateaux et essayer de trouver un billet de bus pour Pathein.

 

 

Certes, il y a bien des bateaux pour cette destination, mais impossible d'avoir les horaires exacts. En général, les Birmans renvoient les étrangers vers les bus qui sont plus rapides et plus confortables aussi. Peu importe, j'ai eu ma dose de bateau pour venir jusqu'ici. Et surtout, j'en ai pris plein la vue.

A la guesthouse, j'ai eu la chance de rencontrer un Birman travaillant dans une ONG et qui parle l'Anglais couramment. Grâce à lui, je vais trouver facilement un billet de bus (2 500 k) pour Pathein. Seul, j'avoue qu'il aurait été compliqué de trouver la boutique qui s'en occupe car elle ressemble à tout, sauf à une agence vendant des billets de bus.

 

 

L'après-midi, je suis un défilé un peu kitsch pour célébrer la fête bouddhiste du jour... qui dure en fait trois jours. Il y a des géants qui font la quête et effraient en même temps les enfants, et des jeunes en tenues traditionnelles, qui s'apparentent davantage à des déguisements. La pluie a faibli, mais ne s'est quasiment jamais interrompue de la journée. Je vais coucher tôt car le réveil est prévu à 5 h 20 afin de prendre mon bus à 6 heures.

Vendredi 6 octobre : De l'autre côté de la rivière à Pathein

 

 

Le bus part à 6 heures précises pour à peu près 4 heures de route, avec un arrêt dans une gargote. Arrivée à Pathein, dans une ville nettement plus grande que celles que j'ai fréquentées avant dans le delta. Un moto-taxi m'emmène dans une guesthouse Day to Day, où le personnel est charmant et le confort des plus sommaires. Mais à un prix imbattable : 13 000 k la nuit. Pathein est une ville où très peu de touristes prennent le temps de s'arrêter, faisant le choix de rejoindre immédiatement les plages de Chaunghta ou Pathein. Je vais vérifier s'ils ont eu tort ou pas.

 

 

Bon pour tout vous dire, Pathein sous la pluie, ce n'est pas top. Mais j'ai quand même profité d'une accalmie pour prendre le bac et aller de l'autre côté de la rivière que je pensais être l'Irrawaddy, mais qui en fait n'a rien à voir. Elle s'appelle tout simplement la rivière Pathein. Bref, un Birman m'a fait un cours de géographie et tout est rentré dans l'ordre. De l'autre côté de cette rivière, je retrouve des airs de campagne.

 

 

Mais aussi toute cette vie animée au bord du fleuve. Les échoppes, les bateaux, la lessive , les parties de football, la vaisselle au bord de la rivière, les porteurs d'eau, les enfants qui se baignent... Et plus encore qu'à Labutta ou Bogale, ces "Hello" et "Mingalarba" de toutes parts. Les maisons aux toits de chaume sont vraiment les pieds dans l'eau. Des passerelles bancales mênent aux habitations et parfois des sacs de terre ont été posés à même le sol afin de surélever le passage par rapport à une éventuelle montée des eaux.

Je me promène au hasard en observant le quotidien des Birmans, jusqu'au moment où une jeune femme m'aborde. Elle me demande si je ne suis pas perdu. Je la rassure que non. Elle me fait clairement comprendre qu'aucun étranger ne vient par ici. Je passe près de deux heures dans ces villages au bord du fleuve avant qu'une pluie fine ne fasse son apparition et que le ciel ne s'assombrisse. Il est temps de regagner le bac avant l'orage. 

 

 

De retour à Pathein, j'ai juste le temps de m'abriter dans un bar avant qu'il ne tombe des trombes d'eau. Ouf car je m'étais séparé de mon beau parapluie. Dans cette région, la mousson joue souvent les prolongations et je n'y ai pas échappé.

Un peu paumé dans Pathein, je me fais raccompagner dans mon hôtel où le personnel se propose de me réserver le billet de bus pour Pyay (14 000 k). Départ demain matin à 10 h 30.

 

Samedi 7 octobre : Des marchés au quartier musulman de Pathein

 

Je me réveille tôt pour profiter une dernière fois de Pathein. Le soleil change bien les choses et je vais apprécier ces quelques heures dans la ville, en me baladant d'abord sur de petits marchés très animés.

 

 

J'ai le droit à de merveilleux sourires de la part des vendeuses, pas habituées à voir des étrangers apparemment. Je suis surpris par le nombre d'édifices religieux dans la ville, temples hindouistes, églises, mosquées, pagodes...

 

 

Tout le monde semble cohabiter parfaitement. Je m'arrête un instant dans le quartier musulman proche de mon hôtel. Je bois un thé et observe les hommes préparer toutes sortes de crêpes. C'est ici d'ailleurs que je prendrai mon meilleur petit déjeuner depuis le début du séjour. Je prends quelques photos de ces hommes à la longue barbe qui malaxent la pâte ou préparent le thé. Je les remercie de poser pour la photo et accepte un sourire en échange. De nouvelles aventures m'attendent désormais, direction Pyay avant de retrouver Mindat, puis remonter vers le nord avec le lac Indawgyi.

 

 

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G
vivement ...<br /> on attends impatiemment la suite Kristofe !!!!!! votre remontée vers le nord ....
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C
Bonjour Damien,<br /> Je me suis bien rendu à Bogale qui est facile d'accès depuis Yangon, mais je n'ai pas eu l'occasion de me rendre à Meinmahla Kyun car j'avoue que les prix annoncés m'on refroidi. Par ailleurs, je pensais voir une agence à Bogale afin d'obtenir le permis pour s'y rendre et je n'ai rien vu. Apparemment le trajet en bateau coûte assez cher, mais sur place il n'y avait aucune info. Tout en sachant que les anglophones sont très rares dans cette région.<br /> Christophe
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D
Bonjour,<br /> <br /> Merci beaucoup pour ton Blog!! <br /> Un ami et moi nous rendons au Myanmar en décembre. <br /> Nous souhaitons visiter le Delta et plus particulièrement Meinmahla Kyun.<br /> Aurais tu des contacts/ des infos?<br /> En passant par des agences, les prix sont démesurés. <br /> Merci d'avance,<br /> Damien
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