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Le blog de Christophe

Le blog de Christophe

La Birmanie (Myanmar) de la côte ouest de l'Arakan, aux montagnes de l'état Shan, en passant par le delta de l'Irrawaddy, l'état Kayah, l'état Chin et les coins les plus reculés du pays... Vingt ans d'expérience à vous faire partager avant votre départ pour l'aventure.


Ngapali une plage paradisiaque mais pas pour tout le monde !

Publié par Christophe sur 17 Décembre 2018, 05:47am

Il m'a fallu une quinzaine de voyages en Birmanie pour enfin faire l'effort d'aller jusqu'à Ngapali, cette plage paradisiaque dont on m'avait tant parlé. Je craignais que ce soit trop touristique à mon goût ou que je m'ennuie en bord de mer à ne rien faire. Je me suis trompé sur toute la ligne car j'ai adoré.

Samedi 20 octobre : Dans la vieille cité Pyu

J’ai décidé de faire dans la simplicité et de prendre un hôtel à proximité de la station de bus. Car demain, un autre périple m’attend jusqu’à Ngapali cette fois. Je vais loger au Jade Hotel, à 20 $ la nuit, dans une chambre assez grande mais qui manque d’un sérieux entretien. Quant au petit déjeuner, que j’obtiens le matin même, c’est tout simplement un désastre.

Juste avant à la station de bus, j’ai trouvé un transport pour Ngapali à 16 500 k. Départ le lendemain à 8 heures, arrivée annoncée vers 17 heures. En fin de matinée, je retrouve mon amie Kaung Eain, ou Keke pour les intimes. On a déjà commencé les hostilités par un excellent repas dans une gargote où l’amie birmane veut me faire goûter des tas de spécialités du coin. Soupe aux poissons excellente, des champignons en salade, du tofu et un plat nettement moins goûteux et fort salé, des petits poissons séchés. Keke voit bien que j’apprécie moyennement ce plat et ça l’amuse.

On part ensuite avec deux moto-taxis visiter le site archéologique de Pyu, situé à une dizaine de kilomètres de la ville. Deux motos nous y emmènent pour 3 000 k par personne et sur place, on loue les services de deux autres motos avec chauffeur (15 000 k) pour faire le tour du site particulièrement étendu.

On commence d’abord par la visite du musée où en plus des panneaux explicatifs en Anglais, j’ai le droit à un cours d’histoire birmane de la part de Keke, sur la civilisation Pyu, tout en admirant bijoux, sculptures et bijoux de l’époque. Il fait particulièrement chaud et on a bien fait de louer des motos car la visite du site à pied est inimaginable et paraît compliquée à pied. On va visiter plusieurs stupas et temples datant des IVe-Vie siècles.

Certains sont en rénovation et recouverts de bâches ou d’étais. On s’arrête aussi à plusieurs points d’entrée de cette ancienne cité entourée de 15 km de murs d’enceinte dont il ne reste plus grand-chose. Il faut quand même reconnaître que le site est bien moins spectaculaire que Bagan.

De retour à Pyay, on se dirige sur les bords du fleuve Irrawaddy où les étals de boissons et de nourriture commencent à s’installer. Après un petit thé dans un établissement réputé comme une institution à Pyay, selon Keke, on va admirer le coucher de soleil depuis un petit resto en plein air. Pour 2 000 k, on va manger des soupes, des salades, des beignets de tofu… un délice.

Le soir, retour à l’hôtel bien fatigué après le long périple de la veille et en pensant à la longue route qui m’attend demain.

Dimanche 21 octobre : Près de 12 heures de bus,
la plage se mérite

Ce matin, à 8 heures précises, le bus démarre de Pyay. C’est parti pour un long périple jusqu’à Ngapali, la plage la plus renommée du pays. D’autres routards m’avaient prévenu que j’arriverai à destination vers 17 heures. Finalement, c’était un peu plus long.

La route n’est pas en si mauvais état, mais le bus est lent car on franchit de nombreuses montagnes de l’état d’Arakan, avec en route quelques arrêts à des check point pour contrôler les papiers. Il y a quelques années encore, cette route était interdite aux étrangers et on ne pouvait rejoindre Ngapali que par avion.

En route, on traverse de nombreux petits villages perchés dans les montagnes qui rappellent un peu ceux de l’état Chin. Ici, il y a peu de cultures et les habitants vivent essentiellement du commerce du bois. Le plus beau moment du trajet est en fin de journée, avant que le soleil ne se couche sur la forêt tropicale, pendant que les villages s’animent et que les paysans reviennent des terres, les bras chargés de bois ou de divers marchandises. On atteint Taunggok en fin d’après-midi et il reste encore un peu plus de 80 km pour rejoindre Thandwe puis Ngapali. A Thandwe, il est 18 heures passées et il faut encore décharger de nombreuses marchandises sur le toit dont une moto et un gros carton avec des fournitures scolaires qui va s’écraser au sol et s’entrouvrir. Nous voilà partis pour récupérer les livres un par un au sol. La nuit tombe et le chauffeur me demande d’être patient.

Quelques instants plus tard, on approche de Ngapali et de mon hôtel Kyaw Ngapali Lodge que j’atteins vers 20 heures. Le personnel féminin m’attend à la sortie du bus et m’accueille dans un Anglais plutôt moyen. Mais avec le sourire, elles m’annoncent que j’ai le droit à une chambre surclassée et me retrouve dans une chambre supérieure avec balcon. J’ai un petit creux et vais me faire un excellent repas au Golden Sea avec salade d’avocats crevettes (5 000 k) suivie d’un barracuda au riz (5 000 k) et d’un jus de citron à 1 500 k. Excellent et un service irréprochable.

Du lundi 22 au vendredi 26 octobre : Ngapali, un paradis pour les uns, la misère pour les autres

Il m’a fallu patienter une quinzaine de voyages en Birmanie avant de découvrir Ngapali. Une destination qui ne m’avait jamais attiré, pas que je déteste la plage au contraire, mais une certaine appréhension de découvrir une autre Birmanie, celle du luxe, des paillettes et de la jet-set birmane.

Cette fois, je me décide à franchir le pas. Après tout, on m’a présenté Ngapali comme une destination paradisiaque. J’y avais prévu un séjour de 3 jours et finalement en arrivant un peu plus tôt que prévu, je vais y passer 5 jours.

Des amis birmans m’avaient mis en garde par rapport à une forte dépression qui devait s’abattre sur les côtes birmanes pendant mon séjour à Ngapali. J’ai scruté la météo chaque jour et finalement je n’aurai droit qu’à un seul orage en fin d’une journée. Je l’ai échappé belle.

Mais qu’y a-t-il de beau à faire à Ngapali hormis faire bronzette et se baigner dans une mer dont la température est incroyablement chaude ? 

Le village des pêcheurs de Lone Tha. C’est certainement l’endroit où j’ai passé le plus de temps durant mon séjour. Ce village de pêcheurs contraste avec la plage paradisiaque de Ngapali. Ici, on ne vit pas du tourisme mais de la pêche.

Aussi bien tôt le matin qu’en fin de journée, je m’y rendais pour observer le départ ou le retour des pêcheurs. Des hommes qui partent sur des embarcations vétustes, éclairées par quelques ampoules et équipés de seaux pour retirer le surplus d’eau dans le bateau. Les hommes partent avec leur gamelle et leur réserve de café pour tenir toute la nuit.

En général, les bateaux partent entre 17 h 30 et 19 heures et reviennent avant 7 heures du matin. Si la pêche a été bonne, les pêcheurs peuvent même écourter leur sortie et revenir vers 2-3 heures du matin. Le matin, je les voyais remonter la plage avec des bassines remplies de poissons plus ou moins gros. Des hommes aux yeux rougis par manque de sommeil. Dans la journée, juste après le déchargement de leur pêche, le repos sera de courte durée. Une petite sieste avant de manger, préparer le bateau, de réparer, entretenir les filets de pêche avant un autre départ en mer.

 

 

Un lieu ignoré des touristes

Tous les jours, je me suis rendu à Lone Tha, sur les coups de 6-7 heures ou en fin de journée, vers 17 heures. A chaque fois, j'ai été surpris que constater l'absence de touristes. Juste un ou deux le matin. Il faut dire que pour atteindre le village depuis la plage, il faut parfois enjamber les détritus qui jonchent le sol.

Oui car dans ce village très pauvre, la pêche a pris le dessus sur la préservation de l'environnement. Un soir, je vais même apercevoir une femme qui dépose ses ordures sur le sable. Avec la marée montante, la mer se chargera de faire disparaître les poubelles.

Au bord des maisons en bois, les tas d'ordures s'entassent. Parfois même à proximité du sol, là où les poissons sèchent par centaine. Les enfants comme les adultes font leurs besoins sur le sable, près des maisons ou au bord de l'eau où des chiens errent dans l'insalubrité. 

Oui ça peut surprendre par rapport  à la plage des touristes nettoyée chaque jour. Sauf que la réalité est bien différente, et hélas visible à quelques mètres de la plage paradisiaque. 

Et les touristes ne sont pas étrangers dans ce phénomène de dépôts sauvages. En ce mois d'octobre, les Birmans profitent de Ngapali pendant les congés pour le festival des lumières. Leur loisir préféré ici, prendre le bateau pour explorer les îles aux alentours. Avec un très vilain défaut : celui de jeter des emballages plastiques à la mer, sans se rendre compte du mal qu'ils font.

 

 

La balade en bateau

Ce matin-là, un jeune birman, accompagné de sa mère, m'aborde. Il me demande si je veux venir avec eux en bateau afin de faire diminuer le prix, à 10 000 k par personnes. J'en profite immédiatement.

Nous voilà partis à trois sur une embarcation dotée de sièges pour une balade en mer dans les alentours de Ngapali. L'intérêt est d'admirer la côte sous un jour nouveau, mais aussi de pouvoir approcher les bateaux de pêcheurs et de vérifier que même à l'arrêt, ils travaillent encore.

On s'éloigne un peu de Ngapali et je me dis qu'il doit y avoir d'autres plages désertes plus au sud. J'ai bien loué une fois un vélo (2 500 k la demi journée), mais je n'ai pas parcouru la route qui semble mener encore plus au sud et qui longe la mer. 

Durant cette balade en bateau, on fait une halte sur une île aujourd'hui inhabitée et l'on nous propose masque et tuba pour du snorkeling. Bon j'ai testé, il y a des coraux, quelques poissons à observer, mais rien à voir avec ce que j'ai pu faire ailleurs notamment en Indonésie. En plus, pendant que vous nagez, des bateaux vous frôlent au risque de vous blesser. 

 

Poissons et fruits de mer

Durant le séjour, j'ai changé de restaurants tous les jours et testé poissons et fruits de mer. Pour tout vous dire, tous les restos proposent un peu la même chose et tous se valent. Les prix restent corrects, bien que au-dessus de la moyenne pour les Birmans. Mais pour un site touristique comme celui-là, ça reste convenable.

Le Treasure (en face hôtel Amata) : l'apéritif offert, le dessert aussi, un patron qui vous adresse quelques mots en Français, et une nourriture plus que correcte avec le poisson du jour à 5 000 k.

Ocean Pearl : Un gros morceau de barracuda à 5 000 k accompagné de légumes et de riz. Très très bon et un accueil charmant.

Enjoy : Un accueil familial et des plats frais. Un excellent seafood grilled mixed à 7 500 k avec des fruits de mer et poissons cuits à point à délicieux.

Golden Rose : Un restaurant qui a une bonne réputation à Ngapali et qui attire du monde même en basse saison. Très bon poisson frais, crevettes et salade de papaye ou feuilles de thé. Une adresse à recommander.

Golden Sea restaurant (juste après l'Areum hotel) : Au menu des tigers prawn absolument exquises. Le patron vous proposera la pêche du jour et toutes sortes d'assortiments.

Mon hôtel : River Top Lodge

Après un début de séjour dans une guesthouse correcte, la Kyaw Ngapali Lodge où j'ai quand même eu droit à une coupure d'eau, je me suis fait un petit plaisir au River Top Lodge, où j'ai dépassé mon budget routard avec une chambre à 48 euros qui en vaut presque le double en haute saison.

L'hôtel n'est pas face à la mer, mais il suffit de traverser la route, parcourir 100 mètres et se retrouver sur la plage où des transats sont réservés aux clients de l'hôtel.

Le petit déjeuner sous forme de buffet (seulement quand il y a des touristes apparemment) est plus que correct. La chambre est nettoyée deux fois par jour, une fois le matin, une fois le soir. Bref une bonne adresse où je n'aurais sûrement pas mis les pieds en haute saison en raison des tarifs bien trop onéreux. L'avantage aussi de l'hôtel est qu'il est bien situé et proche du village des pêcheurs. Enfin il dispose d'une piscine que je n'ai pas testé, du fait de la proximité de la plage.

 

Les couchers de soleil

Pour les photos, c'est très certainement ce qui se fait de mieux à Ngapali. Un ciel qui change de couleur, qui passe à l'orange au violet, ou avec d'énormes nuages annonciateurs d'un orage... 

Les couchers de soleil sont sublimes à Ngapali et j'ai pu y assister tous les soirs car la météo le permettait. Et à chaque fois, les couleurs n'étaient pas identiques par rapport au spectacle de la veille.

Bref de beaux souvenirs avec les palmiers, les bateaux, la mer et le soleil qui se couche en fond.

Que faire encore ?

On peut louer vélos, eBike ou motos pour se rendre à Thandwe où se tient un marché animé. Pas de chance pour moi, j'y suis allé un jour où il était fermé - comme de nombreux commerces - pour cause de festival des lumières.

Pas testé non plus, un camp d'éléphants pas loin de Ngapali, mais les tarifs n'ont pas l'air très attractifs.

Pareil pour une agence de trekking qui me réclamait une sortie à la journée pour 50 $.

Le matin, on peut fait un footing sur la plage du nord au sud. Y aller tôt car il fait vite très chaud.

On peut aussi se balader entre les maisons des pêcheurs. Je vous le répète, c'est pauvre, mais on est accueilli avec des sourires. Ici quasiment toutes les femmes, parfois des enfants, trient les poissons à même le sol. 

Il y a aussi un marché sympathique à Lone Tha qui ne me donnait pas l'impression d'être ouvert tous les jours.

Si vous voulez faire des économies, sachez qu'il y a aussi des petits restos locaux à Lone Tha où vous paierez 1 500 à 2 000 k le plat. Mais à ce prix-là, vous passerez à côté des fruits de mer.

 

Le retour à Yangon

Après le long, très long trajet depuis Pyay, j'ai le droit cette fois-ci à un bus un peu plus haut de gamme à 16 000 k (bus normal avec la clim) pour Yangon. 

Départ à 13 heures devant l'hôtel pour rejoindre la gare routière de Thandwe où le bus partira réellement à 15 heures. Arrivée à 4 h 15 à la gare routière de Yangon après avoir longé la mer, et la route de Gwa et Khantaya. Une route qui secoue nettement moins que celle passant par Pyay. 

Le trajet s'est plutôt bien passé. J'avais normalement prévu l'avion avec une réservation via le site Flymia et un billet à 82 $ pour Yangon avec une courte escale à Sittwe. Une fois la réservation faite, le site m'annonce 15 minutes plus tard que tous les sièges sont pris. Après bien sûr avoir débité mon compte. Bref je ne recommande pas ce site.

 

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J
encore moi ;votre blog est vraiment bien une source d inspiration . moi npagali toujours pas visite mais la prochaine fois c est la bonne et j ai reserve au meme hotel que vous . <br /> j espere que la region faut le couq
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C
Bonjour, oui c'est un endroit très charmant, il faut juste choisir la bonne saison !

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