MARDI 29 DECEMBRE 2009
Arrivée en début d'après-midi à Bangkok avec la Royal Jordanian. Un vol correct, une courte escale à Amman, des repas convenables (un bon rapport qualité-prix). Direction la navette (150 baths)
qui m'emmène dans le quartier Sukhumvit, où je rejoins mon lieu habituel, dans le soi 2, l'Atlanta Guesthouse (642 baths). La piscine est bien agréable pour récupérer du décalage horaire.
Dans les environs, de nombreux petits restos de rue où l'on mange très bien pour trois fois rien.
JEUDI 31 DECEMBRE
Départ en avion avec la Thai pour Chiang Rai (2500 baths). Je ne dénicherai pas de billet moins cher dans les agences, sachant que l'année nouvelle approche et qu'il y a foule. A
Chiang Rai, petit moment de panique car aucun taxi, ni tuk tuk ne stationne devant l'aéroport. J'attendrai de longues minutes à l'extérieur de l'aéroport qu'un tuk tuk se pointe. J'ai
craint à moment passer le réveillon au bord d'une route. En ville, il y a un festival pour le réveillon, le ciel est tout illuminé et encore une mauvaise surprise, tous les hôtels sont complets.
Après avoir longuement cherché, je dégote une petite adresse à l'écart du centre ville : la Mae Hong Son guesthouse à 200 baths la nuit. Une maison traditionnelle en teck avec douche extérieure.
La nuit, je la passerai à regarder les multiples feux d'artifice. Je ne m'éterniserai pas car demain, la Birmanie m'attend enfin...
VENDREDI 1er JANVIER 2010
Départ matinal pour Mae Sai, à la frontière
birmane, avec un trajet en 1 h 30. Le passage de la frontière se fait très facilement du côté thaîlandais. Côté Birman, ce n'est pas compliqué non plus, du moins si on souhaite rester
uniquement à Tachileik. On dispose d'un permis de 14 jours qui revient à 500 baths. Mais pour se rendre à Kengtung, l'objectif de mon voyage, ça se complique. A l'immigration, on m'explique que
depuis trois mois, il y a une nouvelle loi : il faut payer 10 dollars par jour et être accompagné d'un guide qu'il faut rémunérer 15 dollars par jour, sans compter son hébergement et sa
nourriture. Sans toutes ces formalités, il est impossible de prendre le bus seul.
Je n'insiste pas de trop et pour l'instant je me contente de Tachileik. Je passe la nuit au Mya Myin Mo (200 baths), dans une chambre correcte et spacieuse, mais avec l'eau froide.
SAMEDI 2 JANVIER 2010
Dans la matinée, visite du marché local. La température est nettement plus froide qu'en Thailande et les locaux sont bien couverts. Ils portent tous le bonnet et l'écharpe, sans oublier le traditionnel thanaka sur les joues. Et une
agréable surprise, je croise les premières tribus, principalement des Palaungs silver, reconnaissables avec leurs tenues rouge et noire, et leur grosse ceinture. Eux aussi viennent faire leurs
emplettes.
L'après-midi, petite visite à moto des villages aux alentours de Tachileik. Arrêt dans un village shan où on me montre de belles maisons habitées par des gens travaillant en Thaïlande.
Puis un village akha, où je verrai deux femmes en tenue traditionnelle, mais elles n'ont ni collier, ni coiffe. Bref, rien n'à voir avec ce que j'avais pu découvrir en septembre dernier à
Kengtung.
Le clou du spectacle, le guide m'emmène dans un village, où l'entrée est payante. Il y a des femmes girafes et des akhas, mais elles n'ont rien d'authentique. Je n'y resterai que 10 minutes.
Le guide prétend qu'il y a des villages akhas accessibles par la route. Je saute sur l'occasion, mais je déchante vite : à un check point, les autorités nous demandent de rebrousser
chemin.
DIMANCHE 3 JANVIER
Réveil très tôt pour suivre les
bonzes qui font l'aumône dans les rues. Un spectacle très prenant qui se répète chaque matin.
Je retourne au marché local qui a un certain charme. Je rencontre encore des Palaungs silver et quelques femmes akhas, aux tenues pas très typiques. Je me dis qu'il doit y avoir des villages
qui les abritent pas très loin de Tachileik.
Alors, vers 10 heures, je me décide à partir seul, à pied sur la route. Je longe une rivière et atteint un petit village à flanc de montagne. Je suis invité à boire le thé et les
habitants me confirment qu'ils sont akhas. Pour ce qui est des tenues, ils ne les sortent qu'au moment des festivals. Sans interprète, la discussion s'avère limitée. Je poursuis mon
chemin sur la route principale, mais je ne pourrai pas aller plus loin, car à un check point, on me prie de faire demi tour. Et ça ne plaisante pas.
Têtu, je bifurque en direction des montagnes, par un tout petit chemin. Ca grimpe fort et je ne rencontre personne dans les environs. Mais les paysages de montagne sont magnifiques et
encore à peu près préservés, contrairement à sa voisine thaïlandais où la déforestation a pris le dessus.
Quelques instants plus tard, je franchis des petites barrières en bois, signe qu'un village est tout proche. J'approche de maisons au toit de chaume, typiques des habitations akhas. Là
encore, pas de tenues traditionnelles et les habitants se font rares, car généralement ils travaillent la terre à l'extérieur.
Sur le chemin du retour, je traverserai encore un tout petit village akha. Avec cette fois-ci, une rencontre fort plaisante. Une dame âgée et sa petite fille avec les vêtements akhas. On me
fera comprendre qu'elles revenaient de la messe (les akhas, en majorité, son catholiques), raison pour laquelle elles ont sorti leurs plus belles tenues.
Finalement, Tachileik commence à bien me plaire. Les touristes se font rares, les paysages sont chouettes et les rencontres avec les minorités sont toujours aussi surprenantes. Ca change de la
Thaïlande et du Laos tout proches... Ah si je pouvais quand même aller à Kengtung...
LUNDI 4 JANVIER
La veille au soir, j'ai rencontré un jeune Birman, moto-taxi de profession. Il se dit prêt à m'accompagner à Kengtung, et veut se faire passer pour mon ami à l'immigration, ce qui me permettra de
ne pas payer les 15 dollars pour un guide officiel. On se rend à la frontière, où l'on me délivre deux billets de bus (350 baths pour moi, 5 dollars pour le Birman). L'officier m'explique qu'à
mon retour, je devrai payer 10 dollars par jour passer à Kengtung. Je n'ai pas le choix. Le départ est prévu demain matin.
Comme par hasard, c'est le jour où je vais voir le plus d'Akhas et de Palaungs silver dans les rues de Tachileik. Mon appareil photo s'en donne à coeur joie. Je n'arrive pas bien à savoir si ces
gens viennent de Thaïlande ou sont originaires de Birmanie. Toujours est-il que j'en ai vu pas mal traverser la frontière.
L'après-midi, retour par un autre chemin dans les montagnes voisines. Je tombe encore sur des villages akhas reconnaissables avec leurs églises. J'arrive quasiment au sommet d'une montagne au
moment où un Birman, parlant un excellent anglais, m'invite à boire le thé dans sa demeure. Il me déconseille de poursuivre ma route, me faisant comprendre que les villages avec les tribus sont
très éloignés et qu'en plus cette zone est dangereuse, à cause notamment du trafic d'opium. Je suivrai ses conseils.
En début de soirée, ce sera repas dans un petit resto local : riz avec du porc, une soupe pour 40 baths. Les prix et les plats sont quasiment identiques partout. Les petites adresses ne manquent
pas.
MARDI 5 JANVIER
Enfin, le départ pour Kengtung.
Mon accompagnateur Nelson m'attend à la guesthouse. Direction l'immigration où je paie 60 $ car je prévois six jours sur place. Nelson va récupérer 21 photocopies qui permettront de
passer les quatre check point. On rejoint un bus chinois plutôt moderne. Parmi les voyageurs, une femme akha avec toute la panoplie et sa petite fille
Nelson m'avouera qu'il ne comprend pas tout ce que disent les passagers dans le bus car ils parlent des dialectes différents.
Nous partirons vers 9 heures et arriverons vers 13 h 15 à Kengtung après avoir traversé de superbes paysages de montagne et de chouettes villages. Je n'ai pas vu le temps passer.
A Kengtung, l'arrêt de bus se trouve juste à côté de l'hôtel Sam Yweat, où j'étais déjà en septembre. Le personnel me reconnaît immédiatement. A peine arrivé, mon ancien guide, Maw Htoo arrive
avec son tuk tuk. Un bon moment d'émotion. Il avoue avoir vu quelques touristes depuis mon passage, mais ce n'est pas l'euphorie. Avec Nelson, on négociera le prix des chambres, sachant qu'il
bénéficiera d'un tarif préférentiel (5 dollars) que je prendrai en charge, tout comme la nourriture.
MERCREDI 6 JANVIER
A 6 h 45, je suis déjà sur le marché. Il fait assez froid et finalement, la foule n'arrivera vraiment que vers 8 heures. Je croiserai pas mal de Palaungs Silver, quelques akhas et d'autres
minorités difficiles à identifier.
Après le petit déj à la guesthouse, je retrouve Nelson. Nous retournons au marché et suivons une femme akha qui s'apprête à prendre un tuk tuk collectif. On se dit qu'il va pouvoir nous mener à
son village.
Mais un autre chauffeur nous interpelle et nous annonce qu'il y a un festival pour la nouvelle année dans un village Lahu. Le problème est qu'il réclame 50 dollars pour le parcours. Je négocierai
finalement à 10. Le trajet s'avère un peu compliqué car on passera deux fois au check point et une fois à l'immigration à cause d'un problème de papiers. En route, une roue du tuk tuk va même
crever.
Nous arrivons au pied du village vers 14
heures, qui se trouve sur la route de Tachileik, endroit qui n'était pas autorisé aux touristes le septembre précédent. Après 30 minutes de marche avec Nelson, nous atteignons le village de Pata.
On entend au loin la musique et les tambours. Sur place, nous ne serons pas déçus : les habitants de deux villages sont réunis, les femmes Lahu ont mis leurs plus belles tenues, tout comme les
hommes d'ailleurs. Il s'agit bien d'un festival pour la nouvelle année. Je suis accueilli à bras ouverts par les anciens, il faut dire que je suis le seul touriste sur place.
Nous serons même invités à manger... et à boire le célèbre alcool de riz qui apparemment a coulé à flot auprès des plus anciens. Au lieu de rester une heure, comme prévu avec le chauffeur, nous
resterons trois heures, mais il ne nous en tiendra pas compte.
JEUDI 7 JANVIER
Aujourd'hui, c'est
avec Maw Htoo (guide que j'avais connu en septembre) que je vais passer la journée. On reprend la route de Tachileik, mais cette fois pour visiter les villages akhas de la région de Ho Kyin. Nous
y allons en tuk tuk avec Nelson. A peine arrivés au pied du village, vers 9 h 30, nous sommes déjà invités à manger.
Nous marchons ensuite 30 minutes, dans de la moyenne montagne, et nouvelle surprise : il y a un festival akha. Maw Htoo, pourtant Akha d'origine, n'était pas au courant. C'est la première fois
que je vois autant de femmes et d'enfants avec les tenues traditionnelles. Le spectacle est saisissant, sachant qu'encore une fois, il n'y a aucun touriste autour de moi.
J'en profite pour distribuer quelques friandises aux enfants, tandis que les
femmes dansent (mais ont l'air plutôt timides) et que les hommes tuent le porc, que nous mangerons par la suite. Un homme va même attraper un lapin sous mes yeux : il fera également partie du
repas.
La journée se passera à cet endroit, à manger, à admirer les Akhas, à tenter un pas de danse locale... Il y avait bien d'autres villages à visiter un peu plus loin, mais en raison de cette fête,
ils auraient été vides. Un moment inoubliable. Le soir, un repas au Banyan Restaurant, bien plus cher que les autres restos de la ville. Et retour à la guesthouse, où les Akhas ont accompagné ma
nuit.
VENDREDI 8 JANVIER
Après un bon petit déj, je
repars, en compagnie d'un autre français, avec Maw Htoo pour visiter les villages Ann, que je connais déjà. Mais le spectacle des femmes aux dents noires m'avait bien plu lors du dernier voyage.
Et, une fois encore, je ne vais pas regretter le déplacement.
Nous atteignons le village de Wan Mai où se tient une cérémonie. La construction d'une maison vient de s'achever et la coutume veut qu'une fête y soit organisée. Tout le village y est convié.
Le spectacle est fascinant et les tenues des femmes sont remarquables. Elles ont sorti leurs plus belles boucles d'oreilles et certaines ont placé des fleurs sur leur coiffe. On en
oublierait presque que la plupart a les dents toutes noires. Quasiment toutes les femmes ont des bébés dans les bras, de temps à autre elles jettent du riz tandis que les hommes prient pour
chasser les esprits. Dans cette nouvelle demeure, près d'une centaine de personnes est réunie.
Nous serons encore invités
à manger. Je ne me forcerai pas car il s'agit d'une des minorités les plus pauvres de la région et hélàs, l'hygiène n'est pas toujours au rendez-vous.
Vers 13 h 30, nous rejoignons un autre village Ann, où les femmes avec les bébés dans le dos, nous attendent avec quelques souvenirs, très locaux. Le village paraît encore bien pauvre et
nous sommes toujours aussi surpris par le nombre impressionnant d'enfants.
Sur le chemin du retour, nous croiserons des hommes et des femmes avec de grands fusils (d'un autre temps) à la main. Avant de s'arrêter dans un village akha où l'on aperçoit les femmes
travailler dans les champs. L'endroit semble moins pauvre que les précédents. Le retour se fera vers 17 heures, avec repas au resto Aung Naing, près du marché. Pas de chance, les marmites sont
quasiment vides et c'est froid.
SAMEDI 9 JANVIER
Aujourd'hui, la balade est prévue un
peu plus tard et j'en profite pour sillonner dans le marché de Kengtung, dont je ne me lasse jamais, tellement les rencontres sont surprenantes. En fin de matinée, en route vers Wan Sai, un
village Akhu, en compagnie de Maw Htoo. On s'arrête d'abord dans une kermesse d'école où je suis surpris de voir que les tenues occidentales des enfants ont pris le dessus sur les tenues
traditionnelles des habitants des montagnes.
Le village de Wan Sai s'atteint facilement par une bonne route en terre. Il y a même des panneaux indicateurs en Birman et quelques stands de souvenirs pour les touristes. On sent que l'endroit a
été nettement plus visité que ceux visités les jours précédents.
A l'entrée du village, il y a une église où se tient une cérémonie, avec encore une fois, des femmes dans des tenues resplendissantes et des mômes partout. A deux reprises, les plus jeunes filles
chanteront et danseront.
Un petit tour dans le village où les dames âgées
ressemblent un peu au Lahu Shi de par leur tenue, mais elles ont des visages bien plus marqués et des mains d'hommes. Certaines d'entre elles fument la pipe.
On poursuit le chemin à moto vers un village Ann, qui s'avèrera bien moins typique que ceux visités la veille. Nous serons encore invités à manger dans la maison du chef et y resterons un long
instant à discuter.
Dans la soirée, je vais faire la connaissance d'un jeune couple de Français. L'occasion pour leur présenter Maw Htoo, qui les prendra en charge quelques jours.
DIMANCHE 10 JANVIER
Je décide de rester une journée
supplémentaire à Kengtung. Tant pis, il faudra que je rajoute 10 dollars supplémentaires à l'immigration, mais c'est tellement chouette ici. La journée sera calme, avec encore une fois, un grand
tour du marché où j'arme mon appareil photo dès que j'aperçois des tenues qui sortent de l'ordinaire. Vous l'aurez compris, c'est quasiment en permamence.
Je profite également de la journée pour visiter quelques monastères et échanger quelques mots avec des bonzes. L'après-midi, ce sera un tour du lac, charmant en cette période de l'année surtout
quand les fleurs font leur apparition.
De retour à la guesthouse, Maw Htoo m'attend et m'invite à un barbecue. Il veut ensuite me faire découvrir la vie nocturne de Kengtung. La discothèque proche du lac boucle ses portes vers 23 h 30
et quand je rentre à ma guesthouse, la grille est également bouclée. Heureusement, je suis en possession de la clé de ma chambre, mais il me faudra jouer à l'escaladeur.
LUNDI 11 JANVIER
Petite matinée tranquille à faire ses adieux un
peu partout. Un dernier regard sur le marché, avant de prendre le bus, à midi, pour Tachileik, en compagnie de Nelson. En route, les paysages sont toujours aussi fabuleux, tout comme les villages
traversés. Le bus arrivera à bon port vers 17 heures. Directement, je vais à l'immigration pour payer mes 10 dollars pour la journée supplémentaire. La femme officier m'offrira quelques cartes
postales, désolée qu'il faille désormais payer pour se rendre à Kengtung.
Le soir, je pose mon sac à l'hôtel Dream Flower (250 baths), moins bien que celui où j'avais été en arrivant. Enfin, Nelson m'invitera à manger au Tea Shop, non loin de la frontière.
MARDI 12 JANVIER
Petit déjeuner rapide sur le marché de Tachileik
avant de découvrir quelques spécialités locales : un chien roti, quelques gros lézards déjà découpés et des bestioles que je n'ai jamais vues. L'occasion de découvrir quelques femmes des
montagnes dans des tenues bien colorées. Ce sont des femmes Lahu, qui ne portent d'ailleurs pas les mêmes tenues qu'à Kengtung.
Nelson m'emmène ensuite visiter à moto les alentours de Tachileik. Les villages n'ont rien à voir avec les environs de Kengtung et je me rends très vite compte que l'on tourne en rond.
Il m'emmène ensuite dans son monastère où les bonzes participent à une cérémonie qui va durer trois jours.
Des bonzes qui vont me poser pas mal de questions. Ca va vite tourner autour de la politique et de la religion, je suis un peu embarrassé. Nous mangerons ensuite dans une pièce, séparée des
moines. Un repas où tous les plats étaient froids. Le soir, c'est Nelson qui m'invitera à manger dans un petit bar de la ville : au menu du poisson.
MERCREDI 13 JANVIER
Un dernier tour de marché à Tachileik où je
croise encore de nombreuses femmes Lahus. Je me demande bien où elles peuvent vivre, car autour de Tachileik, aucun village ne semble les abriter. Sur le marché, des femmes akhas se présentent
également à moi. Elles ne portent pas la tenue traditionnelle, mais elles m'expliquent que le dimanche, jour de messe, elles mettent des vêtements typiques. J'en croiserai tout de
même quelques unes dans des tenues resplendissantes dans le centre de la ville.
Vers midi, je vais saluer Nelson, qui m'offrira une chemise d'origine Danu (des habitants davantage basés autour du lac Inlé). Je traverse ensuite la frontière, je récupère mon passeport. Tout ça
ne dure que 10 minutes.
A Mae Sai, une moto m'emmène pour 40 baths à l'arrêt de bus. 1 h 30 plus tard, j'arriverai à Chaing Rai.
Dans le bus, j'étais en compagnie d'une femme akha, avec les habits traditionnels, qui apparemment faisait le même trajet que moi.
En arrivant à Chiang Rai, beaucoup d'hôtels sont encore complets. J'irai à la Pam's Guesthouse (250 baths), qui n'a rien d'extraordinaire, mais suis content de retrouver l'eau chaude. J'ai le
temps de m'acheter, dans une agence, un billet d'avion pour Bangkok au prix de 2 250 baths.
JEUDI 14 JANVIER
Après un petit déjeuner pas terrible, je me demande ce que je vais bien pouvoir
faire à Chiang Rai. La Birmanie me manque déjà. Ici, il n'y a que des magasins, des voitures et des touristes. Je trouve bien un temple où je me détends quelques instants, mais ça ne m'occupe pas
la journée. Je marche sans savoir où aller.
D'un coup me vient l'idée d'aller au marché central. Et là surprise : j'aperçois des minorités ethniques et il n'y a aucun touriste dans les parages. Je vais croiser deux femmes akhas aux tenues
magnifiques et surtout beaucoup de femmes Lissu, qui ont fait le déplacement en pick-up. Pour les photos, elles ne rechignent pas.
J'ai même droit à de beaux sourires. Je vais rencontrer des femmes, dont les origines m'échappent, comme cette dame avec cette coiffe surprenante et cette imposante écharpe. Bref, une petite
balade qui me rappelle que la Birmanie n'est pas très loin.